1. Vicarious atonement
2. Tetragrammaton
3. Vermicide
4. Meccamputechture
5. Asilos Magdalena
6. Viscera eyes
7. Day of the baphomets
8. El ciervo vulnerado
À
peine un an après leur second album, les zinzins déjantés
de The Mars Volta rebranchent leurs instruments pour une nouvelle
visite de leur univers azimuté. Foutage de gueule ou vraie
ambition artistique ?
Depuis les débuts de The Mars Volta, une question se pose :
jusqu’où ce groupe est capable d’aller ? Cedric
Bixler Zavala et Omar Rodriguez Lopez, échappés du groupe
texan, At The Drive-in, s’amusent depuis 2002 à déstructurer
le rock et ses fondements.
Pour vous faire une idée, il faut imaginer un groupe à
la puissance sonore proche de Led Zeppelin, qui se ferait écrire
ses chansons par un Frank Zappa des grands jours. Difficile d’étiqueter
ce drôle de groupe.
Ça pourrait être du rock progressif : le terme après
écoute est trop réducteur. Finalement ces extraterrestres
semblent, à chaque album, chercher à résumer
le rock de leur jeunesse, en quelques chansons, très différentes.
Pour compliquer leur ambition, ils évitent la bonne vieille
structure, couplet-refrain-solo. Ils composent à leur sauce
: elle est pour le moins originale. Même déstabilisante.
Certains seront écoeurés par ce gros gloubiboulga très
psychédélique.
Pourtant, il y a dans ces huit longues chansons (trois dépassent
les dix minutes), une approche différente de la nostalgie pour
le rock des années 70. La guitare d’Omar Rodriguez Lopez
(secondé par John Frusciante des Red Hot) s’infiltre
partout et ronronne avec une générosité intarissable
: c’est une sorte de long solo ininterrompu mais équilibré
sur quelques compositions.
Le groupe sait capter cette douce folie expérimentale des années
70. D’ailleurs, les racines mexicaines ajoutent du piment à
la drôle de recette. Il y a dans Amputechture, une vraie folie
électrique. À l’heure où Europe et son
Final countdown font leur retour, ce disque réconfortera les
amateurs du genre !