1. My brave face
2. Rough ride
3. You want her too
4. Distractions
5. We got married
6. Put it there
7. Figure of eight
8. This one
9. Don’t be careless love
10. That day is done
11. How many people
12. Motor of love
13. Où est le soleil
14. Back on my home (bonus)
15. Loveliest thing (bonus)
En
1989, après une série d’albums bien fades,
voire médiocres, Paul McCartney sauve l’honneur
in extremis en sortant Flowers in the dirt, le meilleur disque
de sa "période synthétique".
Certes, après le désastre commercial et critique
de Press to play, Paul Mc Cartney se devait de réagir.
Il fut pour une fois très inspiré dans le choix
de son partenaire d’écriture en choisissant de
collaborer sur certains titres avec Elvis Costello, alors très
en vogue.
Si l’efficacité d’un My brave face ne fait
aujourd’hui plus aucun doute, on se laisse toujours bercer
sans aucun préjugé par un You want her too, excellent
duo entre Costello et McCartney, qui peut se définir
comme une version adulte de The girl is mine. De leur côté,
les titres plus rythmés (Rough ride et Figure of eight)
sont assez efficaces et ne tombent pas dans un jeunisme forcé
à la Angry. Par contre This one, le second single de
cet album, finit, à force d’écoutes, par
terriblement lasser si ce n’est agacer dans certains cas.
Mais ce qui frappe le plus dans ce quinzième album solo
de McCartney, c’est l’élégance saisissante
de certains titres. On notera l’incroyable trio magique
que constituent les chansons Distractions, We got married et
Put it there et qui sont, avec les titres Tug of war et Pipes
of peace, les plus beaux morceaux du répertoire de la
décennie 80 de McCartney.
Seul bémol, la fin de Flowers in the dirt est alourdie
par des titres secondaires et surtout un peu trop produits (Don’t
be careless love, That day is done), voir carrément pompier
(Motor of love).
Une petite curiosité, assez efficace écoutée
à fort volume, conclut l’album original. Il s’agit
d’un morceau taillé pour les dance floor, dans
lequel McCartney répète inlassablement la phrase
Où est le soleil/Dans la tête/Travaillez. Une petite
"folie" bien agréable après la guimauve
déployée dans Motor of love.
À noter enfin que les bonus de l’édition
de 1993 qui regroupent quelques faces B de l’époque
sont, sans être révolutionnaires, assez réjouissants.