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     MuSiQueS
 
PAUL McCARTNEY
Driving rain
(EMI - 2001)
  
1 - Lonely Road
2 - From a lover to a friend
3 - She’s giving up talking
4 - Driving rain
5 - I do
6 - Tiny bubble
 7 - Magic
8 - Your way
9 - Spinning on an axis
10 - About you
11 - Heather
12 - Back in the sunshine again
13 - Your loving flame
14 - Riding into Jaipur
15 - Rinse the raindrops
16 - Fr
eedom
McCartney va bien. Il n’y a qu’à écouter Driving rain pour en être convaincu.

McCartney s’est amusé avec la montre-appareil-photo Casio d’un copain pour fabriquer ce qui restera, nous l’espérons, la pochette la plus laide de toute sa carrière (une rumeur court même, selon laquelle la photo de la couverture aurait été prise par mégarde par un Paul en pleine miction...). Mais ce n’est pas grave : le plus important, comme dit la pub, c’est ce qu’il y a dans boîte.

Ne pas se laisser influencer par l’hypothétique ambulance des premières notes de basse : c’est une fausse alerte. McCartney va très bien et c’est rassurant. Pour lui et pour nous. Et il est fort excitant de le retrouver, avec ses imparables mélodies, sa basse omniprésente et sa voix en parfait état, alternativement enjôleuse et rockailleuse, tout au long des 15 morceaux que nous offre cet optimiste, amoureux de la vie, de la terre et des gens. 15 morceaux enregistrés en 15 jours (non consécutifs !) à Los Angeles, début 2001, sans sur-production, en toute simplicité et en toute fraîcheur.

Mêmes les esprits chagrins auront du mal à bouder ostensiblement leur plaisir : la variété de ces 15 morceaux est difficile à critiquer et surtout, l’efficacité dans l’absence de prétention de l’ensemble en laissera coi plus d’un. À leur adresse, un petit rappel en forme d’affront : Paul McCartney a été dans un premier temps le co-moteur d’un groupe nommé les Beatles, qu’il a nourri d’un chapelet d’oeuvres incontournables, d’ Eleanor Rigby à Let it be en passant par Yesterday, Hey Jude et Penny Lane ; dans un deuxième temps, en solo et avec les Wings, il a continué à hanter les oreilles du monde entier avec des Live and let die, des Mull of Kintyre, Coming up et autres Band on the run.

Alors, franchement, que celui qui a tant apporté à la musique moderne, qui a irrigué la planète entière de tant de mélodies et de tant d’énergie positive, que cet homme-là disais-je, parvienne encore à nous donner de la joie, voire à nous étonner avec son dernier disque, au bout de plus de 40 ans de carrière, n’est ce pas miraculeux ? Eh bien je dis : "Si, c’est miraculeux".

Écoutez donc le très beau From a lover to a friend, l’intéressant She’s giving up talking, le sympathique Driving rain, l’hindouïsant Riding into Jaipur (qui accompagnera parfaitement le lâcher des cendres du "petit frère" George Harrison dans les eaux du Gange) et surtout le formidable Rinse the raindrops, très excitante conclusion en 10 minutes déstructurées, dignes de la meilleure époque du rock progressif, pleines de changements de tempo, d’invention et d’hommages musicaux. Super ! C’est celui-là le vrai dernier morceau de l’album. (NB : car par respect pour lui, je jetterai un voile pudique sur cette erreur qu’on trouve en plage n° 16, rajout de dernière minute d’un très mauvais hymne (Freedom) scandé par Paul lors du concert en hommage aux victimes du 11 septembre à New York. Dommage, car les esprits chagrins ci-dessus nommés ne manqueront pas d’assimiler l’ensemble de l’album à cette malheureuse faute de goût, pourtant sans aucun rapport avec le reste ...).

McCartney va bien. Écoutez Driving rain et vous me direz si ça ne serait pas un peu contagieux, par hasard...


Roland Caduf
© Jowebzine.com - Décembre 2001



Face à la pléthore de site intéressants consacrés à Paul McCartney, contentons nous dans un premier temps de l’officiel www.paulmccartney.com
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