1 - Lonely Road
2 - From a lover to a friend
3 - Shes giving up talking
4 - Driving rain
5 - I do
6 - Tiny bubble
7 - Magic
8 - Your way
9 - Spinning on an axis
10 - About you
11 - Heather
12 - Back in the sunshine again
13 - Your loving flame
14 - Riding into Jaipur
15 - Rinse the raindrops
16 - Freedom
McCartney
va bien. Il ny a quà écouter Driving rain
pour en être convaincu.
McCartney sest amusé avec la montre-appareil-photo Casio
dun copain pour fabriquer ce qui restera, nous lespérons,
la pochette la plus laide de toute sa carrière (une rumeur
court même, selon laquelle la photo de la couverture aurait
été prise par mégarde par un Paul en pleine miction...).
Mais ce nest pas grave : le plus important, comme dit la pub,
cest ce quil y a dans boîte.
Ne pas se laisser influencer par lhypothétique ambulance
des premières notes de basse : cest une fausse alerte.
McCartney va très bien et cest rassurant. Pour lui et
pour nous. Et il est fort excitant de le retrouver, avec ses imparables
mélodies, sa basse omniprésente et sa voix en parfait
état, alternativement enjôleuse et rockailleuse, tout
au long des 15 morceaux que nous offre cet optimiste, amoureux de
la vie, de la terre et des gens. 15 morceaux enregistrés en
15 jours (non consécutifs !) à Los Angeles, début
2001, sans sur-production, en toute simplicité et en toute
fraîcheur.
Mêmes les esprits chagrins auront du mal à bouder ostensiblement
leur plaisir : la variété de ces 15 morceaux est difficile
à critiquer et surtout, lefficacité dans labsence
de prétention de lensemble en laissera coi plus dun.
À leur adresse, un petit rappel en forme daffront : Paul
McCartney a été dans un premier temps le co-moteur dun
groupe nommé les Beatles, quil a nourri dun chapelet
doeuvres incontournables, d Eleanor Rigby à Let
it be en passant par Yesterday, Hey Jude et Penny Lane ; dans un deuxième
temps, en solo et avec les Wings, il a continué à hanter
les oreilles du monde entier avec des Live and let die, des Mull of
Kintyre, Coming up et autres Band on the run.
Alors, franchement, que celui qui a tant apporté à la
musique moderne, qui a irrigué la planète entière
de tant de mélodies et de tant dénergie positive,
que cet homme-là disais-je, parvienne encore à nous
donner de la joie, voire à nous étonner avec son dernier
disque, au bout de plus de 40 ans de carrière, nest ce
pas miraculeux ? Eh bien je dis : "Si, cest miraculeux".
Écoutez donc le très beau From a lover to a friend,
lintéressant Shes giving up talking, le sympathique
Driving rain, lhindouïsant Riding into Jaipur (qui accompagnera
parfaitement le lâcher des cendres du "petit frère"
George Harrison dans les eaux du Gange) et surtout le formidable Rinse
the raindrops, très excitante conclusion en 10 minutes déstructurées,
dignes de la meilleure époque du rock progressif, pleines de
changements de tempo, dinvention et dhommages musicaux.
Super ! Cest celui-là le vrai dernier morceau de lalbum.
(NB : car par respect pour lui, je jetterai un voile pudique sur cette
erreur quon trouve en plage n° 16, rajout de dernière
minute dun très mauvais hymne (Freedom) scandé
par Paul lors du concert en hommage aux victimes du 11 septembre à
New York. Dommage, car les esprits chagrins ci-dessus nommés
ne manqueront pas dassimiler lensemble de lalbum
à cette malheureuse faute de goût, pourtant sans aucun
rapport avec le reste ...).
McCartney va bien. Écoutez Driving rain et vous me direz si
ça ne serait pas un peu contagieux, par hasard...