1 - Slow down
2 - Otherwise
3 - Aqualung
4 - São Paulo
5 - Charango
6 - What New York couples fight about
7 - Undress me now
8 - Way beyond
9 - Women lose weight
10 - Get along
11 - Public displays of affection
12 - The great London traffic
warden massacre
Déjà
le 4e album pour les natifs de Bristol, depuis longtemps exilés
dans les brumes londoniennes. Et force est de constater quaprès
deux premiers disques fascinants qui avaient su créer de toute
pièce un style Morcheeba, la suite de laventure savère
moins ébouriffante.
Non que Charango, le dernier-né du trio, soit raté,
pas plus que son prédécesseur Fragment of freedom, dailleurs.
Au contraire, si lon sen tient à la profession
de foi du groupe, on peut même dire que ce disque est une réussite
totale. Profession de foi du groupe, ais-je dis ? En effet "mor"
est labréviation de "middle of the road", expression
que lon pourrait traduire, dans son contexte musical, par "facile"
ou "qui plait au plus grand nombre" (tandis que "cheeba"
serait une expression argotique pour désigner la majijuana).
Et pour le coup, impossible de ne pas aimer Charango pour peu que
lon ait lidée de lécouter.
Mélodies à la fois évidentes et subtilement construites,
voix suave et envoûtante de la chanteuse Skye Edwards, arrangements
sophistiqués de Paul Godfrey et guitare surdouée du
petit frère Ross : il faudrait être sourd pour ne pas
tomber sous le charme. Et pourtant, tout cela devient trop léger,
trop facile.
Morcheeba est sans lombre dun doute un groupe surdoué,
capable daligner à linfini des mélodies
consensuelles qui rendent heureux. Pourquoi se plaindre, alors ? Mais
parce quil manque à Charango la dose de folie, de surprise,
de "poil à gratter" qui oblige à écouter
et écouter encore un album pour comprendre ses auteurs, pénétrer
leur univers et partager leurs trouvailles. Ici tout est lisse, naturel
et contrôlé. Et ce ne sont pas les titres gentiment "rapés"
par Pace Won (Charango et Get along) et Slick Rick (Women lose weight)
qui vont effrayer le chaland ! Ni la très jolie chanson écrite
et interprétée par Kurt Wagner, What New York couples
fight about, que lon se serait attendu à trouver sur
un album de Lambchop
plutôt que sur celui de Morcheeba, tant elle est à des
années lumières de leur style habituel.
Et pourtant, en période de torpeur estivale, on se prend à
chalouper langoureusement sur quelques titres indolents et irrésistibles
(Otherwise, Public displays of affection ) qui font de cet album
un hymne à la nonchalance classieuse merveilleusement personnifiée
par la magnifique Skye Edwards. Et ça cest déjà
une raison suffisante pour sallonger sur la plage et regarder
se coucher le soleil et monter la lune dans le ciel tropical dun
bonheur éternel et douillet.
Site : lofficiel www.morcheeba.net
est superbe et très complet, avec notamment quelques photos
en concert récentes pour faire patienter les fans jusquà
la prochaine tournée française.