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     MuSiQueS
 
JP NATAF
Plus de sucre
(Tôt ou Tard - 2004)

1. Tout doux
2. Mon ami d’en haut
3. Ovale lune
4. Jean-Philippe
5. La grande Ourse
6. Jeune homme
7. Plus de sucre
8. Rengaine
9. Je mange mal
10. Mon vaudou
11. Enveloppe
12. Le consentement
Les Innocents c’est fini. Orphelin de son groupe de lycée, JP Nataf nous offre un premier album frais et parfumé, un beau disque de printemps sympathique mais malheureusement sans grande chanson.


Si le "plus" de la chanson titre se lit comme une négation, l’expérience de ce premier enregistrement solo fut pour JP Nataf la période la plus heureuse de sa carrière. En effet, pour écrire Plus de sucre l’ancien Innocent a pris son temps. Du temps à partager avec d’anciens amis (Jean-Chri, Bertrand Bonello, Dominique Ledudal) et pour en rencontrer de nouveaux (Albin de la Simone), du temps pour trouver une nouvelle maison de disque, du temps pour écrire et composer les douze morceaux de ce nouvel album.

Toutefois, malgré quelques belles réussites telle Mon ami d’en haut, étrange croisement entre Mathieu Boogaerts pour les inflexions de voix des couplets et Paul McCartney pour la légèreté d’un Heart of the country, ce nouvel album peine à convaincre pleinement. Une fois passé le stade des premières écoutes où nos oreilles se laissent plus facilement flatter par les structures alambiquées, les arrangements subtils et de bon goût, qui font la marque de fabrique de JP Nataf, on peine à retrouver les envolées mélodiques, sinon la grâce, qui coloraient parfois les chansons des Innocents.

Mais si l’absence de Jean-Christophe (l’alter ego mélodique des Innos) se fait surtout cruellement sentir dans la seconde partie du disque où l’on peut regretter que des chansons plus faibles s’enchaînent sans crier gare (le bien nommé Rengaine ou Je mange mal), Plus de sucre contient suffisamment de bons moments pour mériter que l’on s’y attarde.

Un premier effort au final un brin décevant mais qui a le mérite de marier de façon subtile la pop et la chanson sans que les morceaux apparaissent comme le fruit d’un travail besogneux et scolaire (voir l’œuvre de Cabrel) ou, à l’inverse, comme un exercice de style prétentieux et pénible à la Jean Bart.


Guillaume Lebouis
© Jowebzine.com - Mai 2004
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