1. Show falling
2. The (over) song
3. Silence in your mind
4. The darkest parts of your true confessions
5. Inside
6. People and thieves
7. Seasons
8. Acrobatics
9. I [syc] stop
10. Paid it all
11. Freakshow
Revolving
doors, premier album de Nelson, témoigne d’une maturité
assez étonnante pour un groupe affichant seulement deux années
d’existence au compteur.
Ces quatre musiciens installés à Paris ne sont pas nés
de la dernière pluie. Rencontrés dans une école
d’ingénieur du son de la capitale, les Nelson se forment
concrètement à l’exercice du terrain au Bar 3,
véritable petite niche indie où ils se font la main
au son, à la programmation, voire même au remplissage
de verres de bière. Parallèlement à la Flèche
d’Or ou au Gibus, c’est au Bar 3 que tout se passe pour
cette fameuse scène rock parisienne faite (ou surfaite) de
jeunos à mèches longues et converses qui vont avec.
Participant donc à la découverte de Naast et consort,
le groupe se forme tranquillement, à l’abri des regards
en échafaudant de son côté son plan machiavélique.
Former un groupe !
Contrairement à la nouvelle vague ne jurant artificiellement
que par le rock garage et les références un tantinet
conformistes, Nelson nous présente une musique beaucoup plus
mature, s’extirpant assez facilement du Parisian Rock inventé
par Rock’n’Folk. Avec leurs 25 ans de moyenne d’âge,
les membres du groupe présentent une palette d’influences
savamment digérées entre cold wave, post-punk et sens
du rythme à la limite du dansant, tout en excellant, ici et
là, dans l’exercice jouissif du bruitisme.
De la cold wave, nos petits gars ne gardent simplement que les refrains
lancinants et les lignes de basses entraînantes en y insufflant
une bonne dose de vie loin de la froideur habituellement en cours
dans le style. Plus surprenant encore, les Nelson n’hésitent
pas à s’inviter vers du post rock, voire même quelquefois
vers du kraut rock. Si ces citations passeraient pour du rock’n’rollement
correct chez certains, elles se fondent ici dans un tout extrêmement
naturel et séduisant.
Si ce Revolving doors paraît arriver comme un cheveu sur la
soupe, Nelson est avant tout un groupe de scène à découvrir
absolument sur leurs terrains de jeu favoris. Mélangeant habillement
tensions et rythmes plus dansants, Nelson aime se jouer de nos nerfs
lors de prestations véritablement enfiévrées.
Armé d’un ou deux morceaux taillés pour les radios
(I say you can't stop), Nelson devrait à n’en pas douter
se dégager rapidement du flux des nouveaux arrivant sur la
galaxie rock, qu’elle soit française, anglaise ou d’un
autre pays. En tout cas c’est tout le mal qu’on leur souhaite.