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     MuSiQueS
 
NEW ORDER
Waiting for the siren's call
(Warner - 2005)

1. Who's Joe ?
2. Hey now what you doing
3. Wainting for the siren's call
4. Krafty
5. I told you so
6. Morning night and day
7. Dracula's castle
8. Jetstream
9. Guilt is a useless emotion
10. Turn
11. Working overtime
New Order est de retour et plus en forme que jamais. En onze titres enlevés et quasi juveniles, ils font la preuve de leur inespéré regain de forme. Irrésistible !


Le rythme s’accélère à nouveau pour New Order que l’on a longtemps crû disparu corps et biens dans le triangle des Bermudes des années 90. Il faut dire que 9 ans s’étaient écoulés entre Republic en 1992 et Get ready en 2001. Or moins de quatre ans plus tard, Bernard Sumner et ses complices reviennent avec un excellent album… et annoncent crânement en avoir d’ores et déjà un autre en boîte qui pourrait sortir d’ici la fin de l’année !

Mais d’ici là, ne boudons pas notre plaisir de retrouver le trio habituel (outre Bernard Sumner, Peter Hook et Stephen Morris sont toujours là) renforcé par un joker (jeune) et décisif : le guitariste Phil Cuningham en lieu et place de Gillian Gilbert.

Résultat, New order semble avoir rajeuni de 20 ans ! Rien que ça. Les mélodies fraîches et accrocheuses succèdent aux tubes potentiels et l’on se pince pour se prouver que l’on ne rêve pas, que l’on ne fantasme pas sur le talent passé des inventeurs de cette pop-electro née des cendres encores fumantes d’un Joy Division à la noirceur (auto)destructrice.

Who's Joe ?, Hey now what you doing, Krafty, Jetstream (avec la collaboration de Ana Matronic des Scissor Sisters) ou Turn sont autant d’irrésistibles chants de sirènes. C’est sautillant et enlevé , ça tourne rond et recommence à peine terminé. Pas une seconde de relâchement ou de facilité. Le son 80’s est là de nouveau solidement épaulée par l’énergie qui va avec !

Alors, pour faire preuve d’un certain sens critique sérieusement mis à mal par ce huitième album, on regrettera, du bout des lèvres, un I told you so aux resonances anachroniquement reggae ; ou un Working overtime aux riffs plus rock en clôture qui, s’il est de bonne facture, tranche trop avec l’homogéneité pop des dix titres qui le précèdent.

Pour le reste, pas d’hésitation : succombez au chant des sirènes !


Joël Fompérie
© Jowebzine.com - Avril 2005



Site : www.neworderonline.com
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