1. My patch
2. I me you I'm your
3. Computer song
4. How to be so real
5. Eanie meany
6. Tower of love
7. Key of C
8. Turbulent weather
9. Turn your frown into a smile
10. A quiet man
11. Eany meany 2
12. The only way
Petit
miracle musical : un jeune gandin de 23 ans publie un recueil de 12
titres que l’on jurerait avoir été enregistrés
en 1967. À découvrir d’urgence !
Avec deux mois de recul, difficile de trouver outre-Manche un supporter
anglais satisfait du Mondial 2006. Encore qu’en cherchant bien,
il en est un qui a plutôt pas mal tiré son épingle
du jeu. Non, je ne parle pas de Peter Crouch, l’improbable asperge
transformée, le temps de quelques matches de coupe du monde
en buteur britannique, mais de Jim Noir dont un titre (Eany meany)
a été retenu par Adidas pour illustrer un spot diffusé
en boucle en juin et juillet derniers.
Le mystérieux nouveau venu sur la scène pop anglo-saxonne
n’a pourtant pas eu besoin de ce coup de pouce médiatique
pour que la rumeur flatteuse enfle autour de son premier album composé
de bric et de broc, à savoir ses trois singles déjà
parus et leurs titres d’accompagnement. Au total, 12 compositions
miraculeuses marquées au sceau du psychédélisme
et de la pop telles qu’on les concevait dans les années
60 !
Résultat, Jim Noir est propulsé icône classique
alors que tous les titres de Tower of love sont les fruits d’un
side-project du fondu de musique électronique qu’il était
jusqu’à une période récente. Seulement
voilà, bon sang ne saurait mentir et le jeune homme, natif
de Davyhulme, banlieue de Manchester, comme un certain Morrissey,
avoue aujourd’hui avoir passé sa jeunesse à "écouter
Sgt. Pepper’s des Beatles au point d’en devenir totalement
fou, Pet sounds des Beach Boys également."
Effectivement, de Eany meany à My patch, en passant par A quiet
man ou l’envoûtant instrumental qui vient, à mi-parcours,
offrir une courte pause, toutes les compositions de Jim Noir sont
estampillées sixties. Les chœurs, les cordes, cette façon
délicate et élégante de susurrer des textes légers
et universels… tout concourt à nous projeter au cœur
du swinging London de nos fantasmes.
Déjà à pied d’œuvre pour un second
opus qu’il souhaite plus rock, Jim Noir nous laisse donc encore
quelques mois pour savourer la délicatesse de ses compositions
intemporelles qui sonnent comme autant de chansons sauvées
miraculeusement de l’oubli après avoir dormi quelques
décennies dans un tiroir secret, au fin fond d’un studio
londonien. Pourquoi vous en priver ?