NUD
Stuck between rock and a hard place
(Little Label - 2004)
1. Introducing
2. A song for Simon
3. Am I asleep
4. Stuck between rock and a hard...
5. Life
6. The wall
7. So many changes, no happy faces
8. Row no.3
9. Ain't like this, cowboy 2000
10. Who do I trust
11. Milk in the morningtime
Ils
sont cinq, Norvégiens et totalement à part dans
l'univers musical indé. Ils sont surtout bourrés
d'un talent mélodique hors pair, d'une créativité
et d'une sensualité troublante. A découvrir d'urgence.
Il y a deux sortes de disques. Ceux qu'il faut chroniquer parce
que tout le monde en parle et ceux qui vous tombent dessus par
hasard, que l'on écoute une première fois distraitement,
par acquit de conscience… et qui ne quittent plus votre
platine pendant plusieurs semaines. Stuck between rock and a
hard place, le premier album de Nud est de ceux là.
Mais commençons par faire connaissance avec ces cinq
Norvégiens atypiques qui ont constitué leur groupe
comme on se retrouve entre amis. Daniel (chanteur) et Ian (guitariste)
se rencontrent lors d'une soirée, sympathisent, décident
de faire de la musique ensemble et convient pour cela Hansemann
(contrebassiste), Inti (DJ) et Tori (chanteuse jazz). Commence
alors une belle aventure dont tous les détails sont contés
par le menu dans Introducing, première chanson de l'album
qui, avec talent et humour explique très bien comment
est constitué Nud et quels sont ses influences musicales
avouées.
Mais oui, au fait : quelles sont les influences musicales de
Nud ? Dans le désordre : électro, pop, rock, trip
hop… Quelque chose qui se situerait aux confins des univers
de Massive Attack (dont ils ont partagé la scène
l'année dernière) et de Portishead, la fraîcheur
nordique et la voix envoûtante de Tori en plus. Et puisqu'il
faut parler de voix, celle de Daniel ne laisse de fasciner par
sa gravité atténuée par un zézaiement
inattendu.
A la fois électriques, sexy et groovy, les chansons de
Nud sont riches, denses et sophistiquées. Comme les forêts
enneigées du grand Nord, on les explore inlassablement
pour les découvrir chaque fois identiques et différentes,
selon son humeur ou la lumière du jour. Chacune est un
monde en soit, avec ses harmonies propres, sa production soignée
et ses mélodies ensorcelantes. A peine terminée
la ritournelle de Milk in the morningtime, qu'une seule idée
nous habite : repartir pour ce voyage poétique de 45
minutes. Et ça fait trois semaines que ça dure
!