1. Life wasted
2. World wide suicide
3. Comatose
4. Severed hand
5. Marker in the sand
6. Parachutes
7. Unemployable
8. Big wave
9. Gone
10. Wasted reprise
11. Army reserve
12. Come back
13. Inside job
Héros
de la génération grunge, Pearl Jam, faux ennemi de Nirvana,
survivait tant bien que mal. Quinze ans après leur premier
album, l’énergie semble enfin revenir à un groupe
un peu perdu.
Mené par le charismatique Eddie Vedder, Pearl Jam s’est
complètement paumé après l’album Yeld et
le disque live qui a suivi. Et s’il fallait garder leur meilleur
disque de ces dix dernières années, ce serait celui
de Neil Young, Mirrorball où ils remplacent le Crazy Horse
habituel. Franchement il n’y avait plus grand-chose à
attendre de Pearl Jam et de leurs albums foutraques. Seule, la performance
sur scène pouvait encore éveiller la curiosité
sur ce groupe apparemment usé !
Une compilation de face B, un best of et un live acoustique, autant
de mauvais signes pour Pearl Jam qui semblait appartenir à
la glorieuse épopée du grunge. Mais avec un instinct
de survie étonnant, Eddie Vedder et sa troupe reviennent pour
un album convaincant et plus travaillé.
C’est d’abord un formidable album de guitares. Stone Gossard
et Mike McReady retrouvent une complicité excitante. Leurs
riffs se répondent harmonieusement et les excès de rage
sont maîtrisés.
Au même moment où leur aîné et ami, Neil
Young, enrage contre l’administration Bush (Living
with war), Pearl Jam, issu d’un mouvement en révolte
avec l’establishment, profite de l’indignation, qui habite
souvent son chanteur très engagé, et de la colère
contre la guerre en Irak. Les morceaux sont construits, inspirés
et réfléchis. Cela déborde d’énergie
mais ce n’est pas le vacarme désorganisé.
Toujours intègre, souvent inégal, Pearl Jam a eu raison
cette fois de prendre son temps. Cet album éponyme pourrait
être celui d’une renaissance dans l’univers (très)
rock !