1. Obvious things
2. Sunshine
3. All along
4. Maybe we won't die
5. Good thing you're young
6. Easy target
7. Strange situation
8. World without you
9. Not a sinner
10. Prefers fall
Si
les frères Gallagher (Oasis) avaient rencontré
Don Henley et Joe Walsh (Eagles), ils se seraient installés
à Houston et se seraient baptisés Pilot Radio.
A découvrir dans les bacs dès cette semaine.
Et si je vous racontais une belle histoire ? Et si je vous parlais
de ce groupe de copains qui est en train de sortir de son Texas
natal pour se faire entendre un peu partout dans le monde, et
notamment dans la vieille Europe ? Pas trop tôt d'ailleurs
puisque Antiques, le premier véritable album de Pilot
Radio (après un mini-album 6 titres en 2001) est sorti
en 2002 aux Etats-Unis. Il n'arrive donc qu'aujourd'hui en France
(alors que le groupe travaille déjà à son
troisième opus), grâce à Martingale, un
jeune label prometteur.
Et le moins que l'on puisse dire, c'est "bonne pioche"
! Dans le genre pop-rock mélodique, Pilot Radio est promis
à un bel avenir… si les radios pensent à
les programmer. Ce qui semble heureusement être le cas,
puisque les stations FéRaRock l'ont intégré
à leur play-list.
Penchons-nous donc plus attentivement sur le quatuor de Houston.
Première évidence : un talent certain pour composer
des lignes mélodiques à la fois limpides et sophistiquées,
évidentes et raffinées. Servies par la guitare
cristalline de Keith Shepard et la voix chaude de Ricky Young,
les chansons de Pilot Radio les positionnent quelque part entre
Eagles (dans une improbable version post-adolescente débarrassée
de la barbe et des kilos superflus) et Oasis (la haine auto-destructive
des frères Gallagher en moins).
Sur ces bases ambitieuses, les titres s'enchaînent avec
une belle aisance. Alternant les mid-tempos classieux (Obvious
things, Maybe we won't die…) et les morceaux plus acoustiques
(Not a sinner), les rocks énergiques (Sunshine, Strange
situation) et les balades, Pilot Radio n'en finit pas d'aligner
les tubes potentiels. Avec une mention spéciale à
World without you et à Good thing you're young, titre
choisi pour le single extrait de l'album.
Une vraie découverte, donc, de celle que le public français
pourrait bien prendre en affection comme il a pu le faire par
le passé avec certains groupes un peu négligés
ailleurs. Affaire à suivre…