Untitled Document
 

     MuSiQueS
 
PLACEBO
Sleeping with ghosts
(Delabel - 2003)

1. Bulletproof cupid
2. English summer rain
3. This picture
4. Sleeping with ghosts
5. The bitter end
6. Something rotten
7. Plasticine
8. Special needs
9. I'll be yours
10. Second sight
11. Protect me from what I want
12. Centrefolds
EFFET PLACEBO
Un quatrième album qui permet à Placebo de renouer avec les recettes qui ont fait son succès : mélodie et énergie associées à la voix de Brian Molko et à la production de Jim Abbiss.


En voilà trois qui nous ont fait peur en 2001 avec un troisième album raté (Black market music) qui, malgré les efforts marketing de leur maison de disque restera comme une erreur de parcours. Revenus à de meilleures dispositions, Placebo sort, avec Sleeping with ghosts, l’album que l’on a craint un moment de ne jamais entendre.

Quel album ? Celui d’un groupe de rock qui a la chance d’être emmené par l’une des plus fortes personnalités de la scène actuelle : Brian Molko, fils putatif de Robert Smith et de Chrissie Hynde, chanteur androgyne à la voix métallique reconnaissable entre toutes, atout appréciable dans la bouillie pop actuelle. Celui d’un groupe qui a surtout eu la chance, en rencontrant le producteur Jim Abbiss (Massive Attack, Björk, The Music…) de mettre la main sur l’homme de la situation.

L’album (presque) parfait

D’ailleurs, Sleeping with ghosts, est l’exacte alchimie (réussie par Jim Abbiss) de la nervosité excitante des Cure première époque et de l’élégance rock des Pretenders. Cet album, fait d’énergie et de classe, est proprement jubilatoire si l’on peut utiliser ce terme à propos de compositions aussi noires. Car c’est bien là la marque de fabrique de Placebo : un pessimisme inoxydable mais jamais résigné qui leur permet d’alterner la langueur désabusée d’un Something rotten et l’électricité combative d’un Plasticine.

Mais surtout, Sleeping with ghosts est la mise bout à bout de chansons aux textes intelligents et aux mélodies impeccables. Si l’on met de côté l’instrumental d’ouverture (Bulletproof cupid) et la tisane de clôture (Centrefolds), de English summer rain à Second sight, en passant par Special needs, Placebo n’est pas loin d’avoir réalisé l’album parfait. En tout cas le meilleur de leur carrière.


Joël Fompérie
© Jowebzine.com - Mai 2003
Untitled Document













Untitled Document
Copyright © 2001-2006 - Tous droits réservés