1. Country girl
2. Nitty gritty
3. Suicide Sally & Johnny Guitar
4. When the bombs drops
5. Little death
6. The 99th floor
7. We’re gonna boogie
8. Dolls
9. Hell’s comin’down
10. Sometimes I feel so lonely
Difficile
de suivre le groupe écossais emmené par Bobby Gillepsie.
Invention brit pop dans les années 80, le groupe s’est
ensuite rêvé en gros texan, adepte de riffs acerbes puis
s’est tourné vers l’expérimentation. De
nouveau, le groupe part dans une nouvelle direction et imite habilement
les Stones.
Country girl, la première chanson de Riot city blues, devrait
faire plaisir à Keith Richards et Ron Wood, les deux guitaristes
des Stones. Rarement une chanson a si bien imité la course
électrique à laquelle s’adonnent les deux vieux
briscards encore imbibés. La présence d’une mandoline
fait toute la différence.
Les Stones ont toujours été dans l’ombre de Primal
Scream. La ressemblance entre Gillepsie et Mick Jagger est assez frappante.
Au-delà du physique, Gillepsie n’hésite pas à
user sa voix dans des hymnes boogie endiablés. Même quand
le groupe se perdait dans l’électro rock.
La suite du disque donne raison. Nitty gritty est un sacré
morceau de rock à l’ancienne, avec piano capricieux et
guitares ciselées. The 99th floor semble être une composition
échappée des années 60. Dolls convoque l’esprit
d’Iggy Pop. Sometimes I feel so lonely conclue avec gospel et
mélancolie, une brochette de tubes qui auraient pu se trouver
dans le trio magique Let it bleed, Sticky fingers et Exile on Main
Street des Rolling Stones.
Comme les Dandy Wharols, Primal Scream trouve toujours le petit détail
subtile et séduisant. L’harmonica, le violon, la mandoline,
les chœurs, le piano ramènent le groupe vers le son du
sud des Etats-Unis, entre folk, country et rock. Ce qui impressionne
le plus, c’est qu’il ne perd pas son âme. Abordant
des genres très différents, Primal Scream sonne toujours
comme du Primal Scream : quelque part entre la pop et le punk, le
groupe conserve une sublime décontraction. En revisitant le
bon vieux boogie, le mélange redevient délicieux et
gouleyant. C’est un vrai cocktail détonant, qui réveille
les vieux démons du rock’n’roll ! Les Stones peuvent
se reposer, Primal Scream assure de nouveau.