PSYCHO
LEMON
A Mouse and John
(Elp!Records - Mosaïc Music - 2005)
1. Mr P.I. meets the avengers
2. Subterranean homesick love
3. The looking glass
4. Silence
5. On the other side
6. A rocket on the moon
7. Everywhere you look
8. Robinson
9. Introducing… the Monkeys
10. The blind monkeys friends committee
11. Love
La
clé d’un tourbillonnant voyage à rebours
au pays des merveilles de la pop music !
Un disque dont Jowebzine est très fier d’être
partenaire !
Rem Austin, 35 ans, habite à Toulouse. Mais c’est
la grisaille de la banlieue de Londres ou de Dublin qui le fait
rêver.
À la recherche des vibrations de son enfance, Rem Austin,
s’est mis dans le citron de composer lui-même le
disque idéal. Celui qui lui évoquerait le mieux
et le plus précisément cette période où
son frère et lui, tout petits, fouillaient dans une discothèque
familiale curieusement dépourvue d’échantillons
francophones. Pas de Brel, pas de Brassens, pas de Ferré…
Non, exclusivement de l’anglo-saxon et de l’américain,
Beatles, Elvis Presley et autres contemporains. L’oreille
du petit Rémy, tout naturellement, s’est faite
au son des Dylan, des Lennon-McCartney, des Bacharach, des Pink
Floyd époque Barrett (avant qu’il les fonde) et
de toute cette clique pop mélodique psychédélique
miraculeusement sortie d’on ne sait où quelques
années autour de sa naissance. À l’adolescence,
Rémy se met, comme beaucoup, à la guitare. À
la basse aussi. En autodidacte. Et puis il cherche à
aller plus loin, prend des cours de guitare jazz et d’harmonie,
compose, tourne avec des groupes, en expérimente les
affres, les concessions permanentes… tout en fomentant
dans un coin de sa tête son fameux projet solo, à
son image, son disque. Où seraient suggérées,
illustrées, retranscrites, toutes ces ambiances, toutes
ces petites notes magiques qui avaient marqué à
jamais son cœur d’enfant.
Il est assez rare de nos jours d’être accroché
par un disque de bout en bout et dès la première
écoute. A mouse and John fait partie de ces raretés,
petit écrin pop plein de subtilité, de finesse,
de pêche et de fraîcheur bienfaisante. Une fraîcheur
aux relents de patchouli, de couleurs vives, de nonsense et
d’envolées oniriques. And only in english, of course
! Mélodies imparables, pleines de basse et de Telecaster,
de soulignages de chœurs et de cordes, multitude de variations,
de changements de rythmes, de ponts, de clins d’yeux,
d’inclusions, de discrets bruitages. Un formidable fourmillement
de petits détails distillés au fil des onze morceaux
avec beaucoup de précision, de talent et d’à
propos. Le point culminant se situant à mon sens dans
la très excitante conclusion instrumentale du sixième
morceau (A rocket on the moon), pleine de groove, d’orgue
Hammond et de guitares déstructurées façon
Tomorrow never knows (sur l’album Revolver des Beatles,
pour les ignares).
Enfin, histoire de vous situer un peu l’ambiance, je vous
citerai en vrac les allusions musicales qui me sont apparues
- en plus de celles déjà citées - : Jefferson
Airplane, Sparks, Kinks, Lou Reed et, plus proche de nous, les
High Llamas. Pour les malheureux à qui cette série
de références ne dirait strictement rien, eh bien
vous avez une nouvelle fois, grâce à Elp!Records
(spécialistes du genre !), l’occasion d’y
entrer à rebours en vous jetant tête la première
dans ce tourbillon initiatique dont vous ne reviendrez pas.