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     MuSiQueS
 
PULP
We love life
(Universal - 2001)
  
1 - Weeds
2 - Weeds II
3 - The night that Minnie Timperley died
4 - The trees
5 - Wickerman
6 - I love life
7 - The birds in your garden
8 - Bob Lind
9 - Bad cover version
10 - Roadkill
11 - Sunrise
Trois ans après This is hardcore, l’album de la reconnaissance pour un groupe qui a toujours eu du mal à se frayer une place entre Blur et Oasis, la bande de Jarvis Cocker revient avec 11 chansons que l’on ne peut qu’admirer.

Et pourtant, Dieu sait si c’est à contrecœur que je fais cet aveu. En fait, j’étais parti pour dire du mal. Comme ça, délibérément et sans état d’âme. Il faut dire que depuis les origines, Pulp souffre d’un handicap majeur : son chanteur-compositeur Jarvis Cocker. Ce type est le prototype absolu de la tête à claques de compétition. Une silhouette d’anorexique en caoutchouc, des lunettes géantes teintées en rose et, ultime élégance, fringué comme un clochard et les pieds nus sur scène. Bien sûr, je me rends compte que ces reproches sont totalement subjectifs et inélégants, mais c’est comme ça…

Vous noterez toutefois que la chronique ne s’arrête pas là, ce qui tend à prouver que, dépassant ma répulsion, j’ai glissé le CD dans ma platine et j’ai entendu... un excellent album pop (mon honnêteté me perdra).

Produit par Scott Walker, We love life (c’est le titre de l’album, choisi après les attentats du 11 septembre) est une somme de chansons plus efficaces les unes que les autres. De The Trees à I love life, en passant par The birds in your garden, Pulp construit un album tout à fait remarquable.

Des textes, de la musique ou de l’interprétation (attention au syndrome Bowie, Jarvis), il est difficile de dire ce qui force le plus l’admiration et génère le plus de plaisir. Mais une chose est sûre, si vous aimez la pop mélodieuse (mais pas sirupeuse) et les textes de haute tenue (Jarvis Cocker est certainement l’un des meilleurs songwriter de sa génération) : précipitez-vous sur We love life. Mais surtout, ne regardez pas la pochette ou n’allez pas à leurs concerts : vous verriez Jarvis Cocker en chair (?) et en os (!), et ça, c’est vraiment insupportable !


Joël Fompérie
© Jowebzine.com - Novembre 2001
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