1. The fear
2. Dishes
3. Party hard
4. Help the aged
5. This is hardcore
6. TV movie
7. A little soul
8. I’m a man
9. Seductive Barry
10. Sylvia
11. Glory days
12. The day after the revolution
Après
la pop sautillante de ses albums précédents, Jarvis
Cocker emmène sa bande vers d’autres horizons.
Ceux-ci sont davantage durs et sombres, mais tout aussi convaincants,
sinon plus.
Pulp, charmant petit groupe anglais, coincé entre les
géniaux Blur et les très passables Oasis, souffre
d’un flagrant manque de reconnaissance dans notre beau
pays. Contrairement au Royaume-Uni, où la formation de
Jarvis Cocker est arrivée à un certain succès,
avec tout d’abord le gentil His‘n’hers puis
avec l’indispensable sommet de la pop des années
90 qu’est Different class. Avec This is hardcore, Pulp
délaisse un peu sa pop sautillante et cartoon, mais toujours
de bon goût, pour une musique plus dure. Mieux, elle pervertit
le genre, à l’image de sa pochette, mix entre porno
chic et rêve érotique.
Donc tout commence avec The fear, chanson sortie tout droit
d’un film d’horreur de la Hammer avec chœurs
gothiques et tout. Glaçant mais génial. Il est
amusant de contaster que Pulp a toujours su débuter et
finir ses albums d’une manière si étourdissante
qu’il faudrait étudier ça dans les écoles.
Après, ça continue avec Dishes, ballade classique
dans le plus pur style du groupe, et je ne m’étendrais
pas plus sur TV movie, A little soul, Seductive Barry et Sylvia.
De belles chansons entraînantes, émouvantes, à
l’exception de Seductive Barry, seul raté peut-être
sur cet album.
Là, nous attaquons les choses sérieuses, avec
Party hard, qui à l’apparence du Bowie, la couleur
du Bowie, l’odeur du Bowie, mais n’est pas du Bowie.
C’est du rock pulpien et c’est un bijou. Help the
aged, de la pop au refrain comparable à celui de Creep
de Radiohead (il y a pire comme références). I’am
a man, seule chanson qui rappelle le style Pulp des autres albums,
et seule chanson accessible dès la première écoute
sur cet album. Glory days, une des meilleures chansons du groupe,
au rythme impossible à oublier, et The day after the
revolution narrant une sorte d’apocalypse sur une instrumentation
dantesque. Enfin, pour garder le meilleur pour la fin (il faut
toujours garder le meilleur pour la fin), Everest ou Kilimandjaro
(au choix) de l’album, This Is Hardcore, carambolage entre
autres de pop, de rock et de partition symphonique qui se mélangent
et forment une chanson grandiose.
Pour faire une brève conclusion, This is hardcore est
un des plus grands albums de tous les temps, donc indispensable,
et toc.