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     MuSiQueS
 
THE RAVEONETTES
Chain gang of love
(Columbia - 2003)

1. Remember
2. That great love sound
3. Noisy Summer
4. The love gang
5. Let’s rave on
6. Dirty eyes (sex don’t tell)
7. Love can destroy
8. Heartbreak stroll
9. Little animals
10. Untamed girls
11. Chain gang of love
12. The truth about Johnny
13. New York was great

Retour aux sources sixties réussi avec les danois de The Raveonettes.


Peu de temps après la sortie d’un 1er EP Whip It on accompagné d’un sacré tapage médiatique, les danois de The Raveonettes sortent un 1er album attendu de pied ferme. Le danger pour ce duo, est de se retrouver noyé dans cette masse de nouveaux groupes garage-rock en « the » qui ne cessent de s’agrandir chaque semaine, plébiscités par la hype après s’être affichés à la une du NME comme les nouveaux sauveurs d’un rock sous perfusion.

Pourtant les Raveonettes n’ont rien de très atypique, la sublime Sharin Foo et son compagnon un peu moins glamour Sune Rose Wagner font un peu penser à The Kills ou les White Stripes, mais la comparaison ne va pas plus loin. Les Raveonettes explorent un univers plus influencé par les ambiances 50’s – 60’s, ainsi que par des groupes comme The Cramps et principalement Jesus and mary chain. Et ce n’est pas un hasard si l’album a été produit pas Richard Gottehrer (producteur original de Blondie).

Chain gang of love est le fruit du télescopage entre Sharin Foo et Sune Rose Wagner, dont les voix se complètent parfaitement. Une évidence, un véritable choc. That great love sound illustre à merveille la complémentarité des deux personnages, tout simplement irrésistible… Un bon lavage de cerveau dans l’ensemble, avec des titres livrés violemment comme Taste of cindy, ou Run lola run. Ce rock brut et désabusé est arpenté d’airs plus lents et romantiques, toujours dans le souci de respecter ces bonnes vieilles années.

Le son noisy reste identique du début à la fin, des chansons minimalistes sur trois accords de Sune Wagner, qui ne démontre pas forcément toute l’étendue de son talent. Des titres comme Just like honey ou Kill surf city ne révèlent pas de très grandes inspirations de la part du monsieur. Mais bon, on l’excuse sous peu, Heartbreak stroll et son solo martyr sont proches de la perfection.
The truth about Johnny marque tout de même le pas, petit moment de lassitude. Les Raveonettes vont à l’essentiel sans perdre de temps. L’album ne dure que 33 minutes pour 13 titres, ce qui finalement se relève tout à fait suffisant.

Les atmosphères instrumentales semblent destinées à illustrer un thriller ou une série B américaine des années 50, avec des sons originaux empruntés à leurs illustres prédécesseurs. On peut parfois penser que cet album est un simple hommage à ces années et à Jesus and Mary Chain, directement plagié et sans vraiment apporter de nouveautés. Mais qu’importe, même limité le rock flamboyant des Raveonettes est irrésistible.

Jérôme B.
© Jowebzine.com - Septembre 2003


www.theraveonettes.com : très sixties, le site officiel est très bien réalisé et assez riche en infos.

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