1. Cells
2. Beautiful thing
3. Liquefy
4. Body
5. devil
6. Orchestra
7. I can walk in your mind
8. Not scared, terrified
9. Jesus says
10. Get down
11. Glowing logos
Un
brin poseur et arrogant, Dan Black et son groupe sortent leur
premier véritable album et, sans révolutionner
la pop britannique, nous offrent une belle collection de tubes
en puissance.
En route pour le nouveau meilleur groupe de brit-pop de l'année…
ou de la semaine. En fait, c'est un peu pareil de l'autre côté
du Chanel. On n'en fini pas de s'extasier, semaine, après
semaine de les voir sortir des combos plus efficaces, novateurs…
ou recycleurs les uns que les autres.
En ce début 2004, c'est donc de The Servant dont il nous
faut vous entretenir. Ou plutôt de Dan Black et des musiciens
qu'il a accepté autour de lui pour pouvoir jouer SA musique.
On dit d'ailleurs le garçon doté d'un ego démesuré
et d'un sens de la hiérarchie tout à fait affirmé.
Mais comme on n'est pas amenés à le côtoyer
au quotidien, on se contre-fiche de sa grosse tête, on
se dit que le temps finira bien par le calmer…
C'est donc l'esprit serein que l'on peut découvrir sa
vision très personnelle de la pop britannique, qui n'est
pas sans rappeler le remarquable travail de Blur, l'année
dernière sur Think tank. N'allez pas en tirer de conclusion
hâtive pour autant. Si le travail de Black est intéressant,
il reste cantonné à une vision très british
de sa musique quand Damon Albarn n'a pas hésité
à aller voir ailleurs si le bonheur y était.
Alors, la brit-pop de The Servant, qu'est ce que c'est au juste
? Rien de plus qu'une pop qui va chercher partout où
elle le peut dans le patrimoine anglais l'inspiration dont elle
a besoin et qui en fait un bouquet (11 titres) joliment arrangé
de boucles électro (mais pas trop), de chœurs sucrés
(juste ce qu'il faut) et surtout de mélodies imparables,
de celles qui vous estampillent un titre du label "tube"
dès la première écoute. À ce petit
jeu, Cells, Orchestra ou I can walk in your mind arrivent en
tête, suivies de près par… toutes les autres
!
Rien de révolutionnaire donc, mais un vrai talent de
songwriting et de composition qui donne naissance à un
album digne d'intérêt pour sa capacité à
faire du neuf avec du vieux (écoutez Glowing logos et
dites-moi si vous n'entendez pas Hey Jude !) et à nous
faire fredonner gaiement… jusqu'à la semaine prochaine
où nous découvrirons ensemble le nouveau groupe
de l'année !