1. In the dumps
2. Muggy morning
3. USW
4. Loneliness
5. Just a boy
6. Playmobil
7. Fashion fanatic
8. Unkind
9. Never look behind
10. Luna Pitoli
11. Jewel
Premier
album d'un musicien de talent qui sait tirer de son PC des trésors
de délicatesse aérienne et de subtilité
mélodique. Une belle découverte.
Il y a longtemps que l'on attendait ce premier album de Raphaël
Campana, alias Sheraf. Au moins depuis ses deux premiers maxis
et sa participation aux compilations La
puissance du port du havre et Pop News vol. 4. Autant de
jalons dans une carrière naissante qui avaient eu le
don de nous faire dresser l'oreille, attentif à un son,
un univers, une personnalité particulièrement
intéressantes.
C'est donc chez Porc-Epic, jeune label indépendant havrais
que sort Just a boy et sa nuée fragile de chansons électro-pop
délicates et touchantes. Onze titres et autant d'atmosphères
sombres et éthérées, au travers desquelles
Sheraf trace un sentier fragile et envoûtant. Fragile
comme sa voix troublante qui habite littéralement ses
compositions. Envoûtant comme ses mélodies parfaites
aux influences revendiquées et parfaitement assumées
: Stereolab, The Notwist,
Mùm, etc.).
Aucune raison, dès lors, de ne pas se laisser emporter
dans cet univers si riche. De l'hypnotique In the dumps au sautillant
Playmobil (un très beau tube en puissance), ou à
l'intimiste Unkind. Mais il est difficile de détacher
un titre ou l'autre d'un ensemble cohérent à l'architecture
raffinée, faite de samples, de boucles et autres "bidouillages"
électro maison, fondus dans un album urbain et conclu
par un Jewel aux allures de Close to me (The Cure) précieux.
Just a boy est bien l'arrivée à maturité
du talent et du savoir-faire que l'on connaissait à Raphaël
Campana : une beauté musicale dense, à la fois
sombre et lumineuse qui mérite une écoute attentive
et répétée.