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     MuSiQueS
 
THE SLEEPY JACKSON
Lovers
(Virgin - 2003)

1. Good dancers
2. Vampire recacourse
3. Rain falls for wind
4. This day
5. Acid in my heart
6. Fill me with apples
7. Tell the girls that I'm not hangin out
8. Come to this
9. Miniskirt
10. Morning bird
11. Don't you know
12. Old dirt farmer
13. Mourning rain
LOVERS ROCK
Trois Australiens inconnus emmenés par un petit génie du rock (Luke Steele) sortent un premier album touche-à-tout frappé du sceau de la grande classe.


Avant toute chose, il faut le savoir, The Sleepy Jackson est moins un véritable groupe que la créature du seul Luke Steel. Et si son frère Jesse fait partie du trio, c’est pur miracle quand on sait le nombre de musiciens qui ont fait les frais du caractère totalement incontrôlable du personnage, gros consommateur, dit-on, de substances plus ou moins licites… Tout ça pour dire que ces Australiens (originaires de Perth) qui débarquent avec leur premier album (après deux Ep’s) doivent tout à ce leader hors norme.

Un leader qui lui-même est allé chercher l’inspiration chez les plus grands, anciens (Beach Boys, Beatles…) et modernes (Beck, Mercury Rev…), pour un album kaléidoscopique qui, en 13 chansons, balaie tous les genres, tous les styles ou presque, sans souci de cohérence musicale mais avec une égale facilité.

Spontané et sophistiqué

Tout est brillant dans cet album. Que Luke Steel aborde la new-wave (Rain falls for wind) ou la country (Miniskirt et Dirty farmer), les harmonies “wilsonniennes” (This day) ou l’électro-pop (Tell the girls that I’m not hanging around), le rock joyeux de Supergrass (Vampire racecourse) ou la balade dylanienne (Come to this) tout est juste et intelligent. On trouve même une touchante chansonnette fredonnée par une fillette seulement accompagnée par un piano discret (Morning bird), comme The Clash l’avait fait sur Sandinista avec une interprétation enfantine de Guns of Brixton.

Finalement, Lovers est une sorte de disque de voyage. Voyage dans l’espace et dans le temps. Sauts de puce ou bonds de géant. Mais chaque destination, chaque chanson est un pur enchantement, à la fois simple et éblouissante, spontanée et sophistiquée. On n’a jamais l’impression d’un empilement hétéroclite mais plutôt d’une succession de divines surprises qu’on ne se lasse pas de redécouvrir. Un peu comme les amoureux du titre de l’album…


Joël Fompérie
© Jowebzine.com - Octobre 2003

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