Untitled Document
 

     MuSiQueS
 


RINGO STARR
Vertical man
(Mercury - 1998)

1. One
2. What in the…world
3. Mindfield
4. King of broken hearts
5. Love me do
6. Vertical man
7. Drift away
8. I was walkin
9. La de da
10. Without understanding
11. I’ll be fine anywhere
12. Puppet
13. I’m yours


RINGO STARR
Ringo rama
(Edel-Koch Records - 2003)

1. Eye to eye
2. Missouri loves company
3. Instant amnesia
4. Memphis in your mind
5. Never without you
6. Imagine me there
7. I think therefore I Rock‘n’Roll
8. Trippin’ on my own tears
9. Write one for me
10. What love wants to be
11. Love first, ask questions later
12. Elisabeth reigns
13. English Garden
+ (I really love her)
RINGO SUPER STARR
Deux bons albums à 5 ans de distance pour l'ex-batteur des Beatles. Sans révolutionner la musique pop, il offre du plaisir et de la nostalgie à ses fans.


Il y a des choses immuables chez Ringo Starr : ses pathétiques incantations « Peace and Love », son mauvais goût qui dégouline sur les pochettes de ses albums, celle de Ringo rama constituant sans aucun doute un sommet, ou encore sa voix monotone qui fatigue sur la longueur. Avec de tels défauts, on pourrait aisément se détourner définitivement de ce "triste clown" et laisser aux fans des Beatles les plus enragés le soin d’acheter ses disques. C’est d’ailleurs ce qui risque de se produire pour ce nouvel opus, les précédents albums de Ringo, comme l’étonnant Vertical man sorti en 1998, étant passés totalement inaperçus.

Mais une fois encore Ringo Starr sort un album surprenant, de grande qualité mélodique et aux accents pop certes un peu démodés mais toujours très efficaces. En effet, depuis maintenant dix ans, soit depuis l’album Time takes time qui contenait l’excellent Weight of the world, les productions de Ringo sont plus qu’honorables. Pas de malentendu tout de même, ne cherchez pas dans ses albums une quelconque innovation musicale, ou de quelconques traces d’originalités de production à la Radiohead. Mark Hudson qui co-produit Vertical man et Ringo rama se rapprochant plus d’un Jeff Lynne soft que de Nigel Godrich. Par contre si vous appréciez les jolies mélodies qu’on aime à reprendre en sifflotant, les chansons qui mettent de bonne humeur, qui véhiculent une émotion, donnent du bonheur, ces albums sont pour vous.

Sur Vertical man, Ringo était entouré d’une excellente équipe. Les chansons bien que le plus souvent agrémentées de la participation de stars telles que McCartney, Harrison ou encore Brian Wilson, se sont construites en groupe restreint autour des baguettes de Ringo Starr qui assure toutes les parties de batterie. La qualité de l’ensemble s’en ressent, les chansons sont excellentes, mention spéciale à What in the… world et La de da sur lesquelles McCartney apporte sa griffe. Seul reproche, trois verrues handicapent l’album dans la course au meilleur disque solo de Ringo. La première est l’abominable reprise de Love me do, la seconde est un plagiat flagrant, mais sans doute involontaire du Hunter-Boléro de Björk, enfin I am yours, dernière chanson de l’album est insupportable de niaiserie sentimentale.

On retrouve sur Ringo rama, la même équipe que pour Vertical man. Les morceaux sont beaucoup plus prévisibles que sur ce dernier, mais l’ensemble est plus cohérent. On ne peut s’empêcher à l’écoute de titres tels que Elizabeth reigns, et bien sûr English garden sur lequel Ringo chantonne Let’em in, de penser à Paul McCartney, qui bien que physiquement totalement absent marque Ringo rama de son éloquence pop.

D’autres titres auraient à une autre époque assuré à Ringo la première place des charts. On pense notamment à l’excellent I think therefore I rock‘n’roll, mais aussi à Never without you, très bel hommage à George Harrison.

Entre autres curiosités, Ringo se permet une petite pic envers Paul, en doublant sur le dos de la pochette la mention des crédits de production. Pas de quoi ébranler l’amitié des deux musiciens mais signe évident d’agacement de Ringo, concernant la dernière "affaire maladroite" des crédits Lennon-Mc Cartney.

À noter enfin que Ringo rama contient un DVD bonus très agréable, qui retrace les séances d’enregistrements.


Guillaume Lebouis
© Jowebzine.com - Mai 2003
Untitled Document













Untitled Document
Copyright © 2001-2006 - Tous droits réservés