1 - Tie up my hands
2 - Poor misguided fool
3 - Alcoholic
4 - Lullaby
5 - Way to fall
6 - Fever
7 - She just wept
8 - Talk her down
9 - Love is here
10 - Good souls
11 - Coming down
Résumé
des épisodes précédents :
- 1999 : The Verve - Urban hymns
- 2000 : Coldplay - Parachutes
- 2001 : Starsailor - Love is here
Une chronique concise pourrait s'arrêter là et suffire
à chacun pour juger bon d'investir ou non dans le premier album
de la révélation de la semaine de la scène britannique.
Une certaine idée de la conscience professionnelle m'oblige
à aller un peu plus loin et nuancer le propos...
D'abord pour dire que The Verve nous avait bluffé par son savoir-faire
et la voix de Richard Ashcroft, et que Coldplay nous avait interpellés
par sa spontanéité et son urgence. Autant de mérites
qu'il nous est impossible de reconnaître à Starsailor
aujourd'hui.
Bien sûr, Love is here est un album sublime du point de vue
strictement formel. Que l'on s'attache au chant, aux guitares, aux
claviers ou au résultat final de cette alchimie, réussie
sans aucun doute, que l'on appelle le son : il n'y a rien à
redire, tout est parfait... trop parfait ! Et c'est peut-être
là justement que se niche le vice caché de l'entreprise
: l'album ne décolle pas ! Il est excellent de bout en bout,
mais il n'est jamais "exaltant".
Péché véniel pour un premier album en regard
de tant de qualités, mais on a tendance à être
naturellement plus exigeants avec les petits génies. Rendez-vous
est donc pris pour le prochain qui devra être celui de l'envol
vers les étoiles !