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     MuSiQueS
 
STEREOPHONICS
You gotta go there to come back
(FIS - 2003)

1. Help me (she's out of her mind)
2. Maybe tomorrow
3. Madame Helga
4. You stole my money honey
5. Getaway
6. Climbing the wall
7. Jealousy
8. I'm alright
(you gotta go there to come  back)
9. Nothing precious at all
10. Rainbows and pots of gold
11. I miss you now
12. High as the ceiling
13. Since I told you it's over
Un quatrième album résolument plus musclé avec quelques morceaux de bravoure qui valent le déplacement


Les footeux ont encore en mémoire le conseil en forme d’avertissement proféré par Aimé Jacquet à Robert Pirès durant la préparation du Mondial 98 : "Muscle ton jeu, Robert, disait Aimémé. Si tu muscles pas ton jeu, tu vas au devant de grosses déconvenues !" Avec ce quatrième album (déjà), les Stereophonics semblent avoir repris à leur compte l’avertissement du coach champion du monde : le moins que l’on puisse dire est que You gotta go there to come back est musclé.

Il est vrai que Kelly Jones et sa bande n’ont jamais fait dans la ritournelle ni la dentelle, mais disons que leur univers de référence brit-pop était plus proche d’Oasis que de Led Zeppelin. Question de génération, sans doute. Avec ce nouvel album, ils ont franchement sauté le pas et leur rock a pris du muscle là où ça se voit (et s’entend).

Les guitares sont donc plus fortes, la batterie cogne plus dur et Kelly Jones prouve qu’il fait partie des grands chanteurs actuels en hissant sa voix au niveau des instruments qui l’entourent sans rien perdre de sa délicatesse ni de sa précision. Pourtant, sur la durée, You gotta go there to come back, finit par lasser à force de rodomontades seventies ou, à tout le moins, par laisser transparaître quelques faiblesses regrettables dans sa deuxième partie.

Si le plaisir est réel sur Help me, sur Maybe tomorrow (le geignard mais magnifique 1er single tiré de l’album), sur You stole my money honey (blues-rock rocailleux à souhait), sur Getaway (plus pop que rock), sur Climbing the wall (troublant mélange de légèreté – guitare sèche – et de voix éraillée), les choses sont plus mitigées par la suite. On retiendra tout de même Nothing precious at all et I miss you now (frissons garantis). Mais surtout, les Stereophonics ont le bon goût (l’habileté ?) de clore leur session par un extraordinaire Since I told you it’s over absolument envoûtant qui nous fait oublier instantanément les quelques moments d’ennui qui ont précédé.

Finalement, la vérité de cet album est peut-être sur scène. Intuition à vérifier plus longuement que sur la courte apparition du groupe en première partie des Rolling Stones début juillet.


Joël Fompérie
© Jowebzine.com - Août 2003
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