Untitled Document
 

     MuSiQueS
 
THE STROKES
Room on fire
(RCA - 2003)

1. What ever happened ?
2. Reptilia
3. Automatic stop
4. 12:51
5. You talk way too much
6. Between love & hate
7. Meet me in the bathroom
8. Under control
9. The way it is
10. The end has no end
11. I can't win

BIS REPETITA
Inutile de les présenter, les Strokes sont de retour avec certainement un des album les plus attendu de l'année.


Depuis Is this it ? sortis en 2001, tout est allé très vite pour les Strokes. Peut-être un peu trop. Surmédiatisation pour ces New-Yorkais qui s'imposent comme le groupe que tout le monde attendait. Phénomène de mode aujourd'hui, rien ne sera plus comme avant. Alors on en vient à se demander ce que ce groupe a de particulier pour susciter autant de bruits. Inutile de préciser que Room on fire est un album à risque. Toujours produit par Gordon Raphael, après des sessions avortées avec Nigel Godrich de Radiohead, les Strokes ne changent pas leur recette miracle...

Room on fire suscite de la curiosité, car oui finalement, à force d'en entendre parler, on se dit que ce disque est peut-être historique, au même titre que Nevermind de Nirvana, comme certains l'ont annoncé. La question est posée : les New-Yorkais sont-ils devenus le grand groupe qu'on attendait tant ?

Ce deuxième album des Strokes reste fidèle à Is this it ?, ce qui s'annonce en définitive être une bonne chose. Car Room on fire est un album très agréable à écouter, du début à la fin. Certes rien de bien nouveau il faut l'avouer, on retrouve toujours la voix typée et nonchalante de Julian Casablancas, ces mélodies simples et d'une efficacité imparable. À titre d'exemple le très dansant 1er single 12:51 comparable à Last nite, est merveilleusement retro et moderne en même temps.

Ce qui se démarque avant tout, c'est la voix de Casablancas qui émerge à sa juste valeur sur l'ensemble de l'album. Une voix un peu usée et plus mûre. Le son en général de l'album a lui aussi gagné en maturité, What ever happened ou Reptilia en sont la preuve. Toutes ces chansons des Strokes viennent à vous naturellement, les unes après les autres. Il n'y pas de faux pas, sauf peut-être I can't win qui clôt tristement l'album et qui s'apparente plus à une vieille demo qu'autre chose.

Bref, un album des Strokes, sans grande surprise. Dommage que rien ne se soit produit avec Nigel Godrich, car même si cet album n'est pas mauvais, on aurait bien voulu que les Strokes prouvent qu'ils sont capables d'évoluer et ne pas se contenter d'un album sans prendre réellement de risques. Certes d'un côté, cela leur évite ce que tout le monde attendait, critiquer ce groupe plébiscité comme le renouveau du rock. Cela ne sera pas le cas, Room on fire est un disque très bien produit et très réussit. Bravo, mais on vous attend au tournant pour le prochain les gars...


Jerome B.
© Jowebzine.com - Octobre 2003
Untitled Document













Untitled Document
Copyright © 2001-2006 - Tous droits réservés