1. What ever happened ?
2. Reptilia
3. Automatic stop
4. 12:51
5. You talk way too much
6. Between love & hate
7. Meet me in the bathroom
8. Under control
9. The way it is
10. The end has no end
11. I can't win
BIS
REPETITA
Inutile de les présenter, les Strokes sont de retour
avec certainement un des album les plus attendu de l'année.
Depuis Is this it ? sortis en 2001, tout est allé
très vite pour les Strokes. Peut-être un peu trop.
Surmédiatisation pour ces New-Yorkais qui s'imposent
comme le groupe que tout le monde attendait. Phénomène
de mode aujourd'hui, rien ne sera plus comme avant. Alors on
en vient à se demander ce que ce groupe a de particulier
pour susciter autant de bruits. Inutile de préciser que
Room on fire est un album à risque. Toujours produit
par Gordon Raphael, après des sessions avortées
avec Nigel Godrich de Radiohead, les Strokes ne changent pas
leur recette miracle...
Room on fire suscite de la curiosité, car oui finalement,
à force d'en entendre parler, on se dit que ce disque
est peut-être historique, au même titre que Nevermind
de Nirvana, comme certains l'ont annoncé. La question
est posée : les New-Yorkais sont-ils devenus le grand
groupe qu'on attendait tant ?
Ce deuxième album des Strokes reste fidèle à
Is this it ?, ce qui s'annonce en définitive être
une bonne chose. Car Room on fire est un album très agréable
à écouter, du début à la fin. Certes
rien de bien nouveau il faut l'avouer, on retrouve toujours
la voix typée et nonchalante de Julian Casablancas, ces
mélodies simples et d'une efficacité imparable.
À titre d'exemple le très dansant 1er single 12:51
comparable à Last nite, est merveilleusement retro et
moderne en même temps.
Ce qui se démarque avant tout, c'est la voix de Casablancas
qui émerge à sa juste valeur sur l'ensemble de
l'album. Une voix un peu usée et plus mûre. Le
son en général de l'album a lui aussi gagné
en maturité, What ever happened ou Reptilia en sont la
preuve. Toutes ces chansons des Strokes viennent à vous
naturellement, les unes après les autres. Il n'y pas
de faux pas, sauf peut-être I can't win qui clôt
tristement l'album et qui s'apparente plus à une vieille
demo qu'autre chose.
Bref, un album des Strokes, sans grande surprise. Dommage que
rien ne se soit produit avec Nigel Godrich, car même si
cet album n'est pas mauvais, on aurait bien voulu que les Strokes
prouvent qu'ils sont capables d'évoluer et ne pas se
contenter d'un album sans prendre réellement de risques.
Certes d'un côté, cela leur évite ce que
tout le monde attendait, critiquer ce groupe plébiscité
comme le renouveau du rock. Cela ne sera pas le cas, Room on
fire est un disque très bien produit et très réussit.
Bravo, mais on vous attend au tournant pour le prochain les
gars...