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     MuSiQueS
 
JOE STRUMMER
AND THE MESCALEROS

Streetcore
(Hellcat Records - 2003)


1. Coma girl
2. Get down Moses
3. Long shadow
4. Arms aloft
5. Ramshackle day parade
6. Redemption song
7. All in a day
8. Burnin’ streets
9. Midnight jam
10. Silver and gold
NO FUTURE
Un dernier tour de piste posthume pour Joe Strummer. À réserver aux fans inconditionnels de l’ancien Clash. Au revoir Mr Strummer. Et encore merci.


Il y a forcément beaucoup d’émotion à trouver dans les bacs, dix mois après sa disparition, un nouvel (dernier) album de Joe Strummer. On a beau pester régulièrement contre l’exploitation forcenée des fonds de tiroirs de « ces chers disparus » (La rentrée discographique des morts-vivants), on ne résiste pas une seconde au besoin viscéral d’entendre encore sa voix, de découvrir ses ultimes compositions, d’écouter ses derniers messages.

Mais peut-on parler de fonds de tiroirs quand on sait que l’ex-Clash était en période d’enregistrement quand la mort l’a débusqué ? De nombreuses chansons étaient enregistrées, les pistes de travail étaient tracées, il n’y avait plus qu’à… Il n’y avait plus qu’à installer les parties instrumentales, travailler les arrangements, presser et packager le tout, puis livrer Streetcore à la postérité. Et aux fans.

Session d’enregistrement

Car, pour être honnête, ce tour de piste final s’apparente plus à une session de répétition haut de gamme qu’à un enregistrement « définitif ». Passés les deux premiers titres (Coma girl et Get down Moses) qui ont manifestement bénéficié d’arrangements plus élaborés, tout comme Ramshackle day parade, les sept autres chansons qui composent ce court album ressemblent plutôt à des démos sophistiquées.

Et pourtant, miracle de la nostalgie et de l’absence, il y a une charge émotionnelle immense à écouter Joe Strummer, s’accompagnant seul à la guitare, interpréter le magnifique Long shadow, reprendre la Redemption song de Bob Marley ou terminer par un country-blues, Silver and gold, une autre reprise, à la fois si éloigné de son œuvre et si proche de sa personnalité. Tout est bon à prendre quand on sait que c’est la toute fin, même sa nasillarde voix off, sur l’instrumental Midnight jam.

Streetcore se termine. On sèche une larme furtive et on vous dit respectueusement au revoir, Mr Strummer. Ce dernier opus n’était sans doute pas le meilleur, mais on en aurait voulu à votre maison de disque et à vos Mescaleros de ne pas nous l’avoir proposé.


Joël Fompérie
© Jowebzine.com - Octobre 2003


Sites :
- www.strummersite.com
- www.strummernews.com
- www.joestrummer.com
- www.strummerville.com

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