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     MuSiQueS
 
SUNSET RUBDOWN
Shut up I am dreaming
(Absolutely Kosher - 2006)

1. Stadiums and shrines II
2. They took a vote and said no
3. Us ones in between
4. I'm sorry I sang on your hands
that have been in the grave
5. Snakes got a leg III
6. Empty threats of little Lord
7. Swimming
8. Men are called horsemen there
9. Q-chord
10. Shut up I am dreaming of places where lovers have wings
Wolf Parade se rappelle à notre bon souvenir avec la mise en orbite du projet d’un de ses leaders : Sunset Rubdown. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il plane sévère celui-là.


On avait quitté les Wolf Parade et leurs premières cartes de visite avec une impression légèrement mitigée. Suscitant pas mal d’espoir chez ceux qui avaient vu en Arcade Fire le grand messie, leur musique avait quand même du mal à convaincre sur la longueur. Malgré quelques fulgurances, certains morceaux pêchaient quelque peu par manque de relief et d’inspiration. Et quand Spencer Krug - un des leader des Wolf Parade - revient dans le coin pour présenter son travail en solo, c’est donc avec un léger mouvement de recul que le bonhomme est prêt à être accueilli.

Spencer Krug s’est entouré ici de trois autres camarades pour tenter de nous séduire avec son "Tais-toi je suis en train de rêver". Pour point de repère, Krug est la voix la plus bancale du projet de la Parade du Loup, celle qui s’exprimait le plus dans les moments emphatiques et grandiloquents, celle qui marquait le plus finalement. Mais là où Wolf Parade avait tendance à s’éparpiller, Sunset Rubdown s’offre à nos oreilles dans un projet qui tient quand même un peu plus la route que celui de son frère aîné.

Finis donc les désirs d’éparpillement. Derrière des autours parfois luxuriants, se cachent en fait des petites mélodies cuisinées à l’ancienne. Qu’il s’exprime derrière un mur de guitares ou dans de plus petites comptines, le monde de Sunset Rubdown est fait d’onirisme et de petits délires épiques forts sympathiques. Quand une guitare acoustique se voit rejointe par un piano des plus discret, c’est tout un chœur d’enfants qui vient s’incruster dans la fine équipe. Gorgés de constantes petites trouvailles, il est assez rare de s’ennuyer au milieu des rêves de Sunset Rubdown.

Si cette manière de façonner ses chansons, nonchalantes et au sérieux pouvoir de séduction, peut rappeler son copain canadien déjà cité dans ces lignes, on pense également à un Broken Social Scene, mais qui ne se refuserait pas à regarder parfois dans le rétroviseur en direction de David Bowie, voire même des Doors. Loin d’être passéistes, ces fines évocations sont trempées dans un sérieux jus de pop sophistiquée au goût des plus actuel. On en redemanderait presque…


Julien Goarnisson
© Jowebzine.com - Septembre 2006



Sites
- www.myspace.com/sunestrubdown
- www.absolutelykosher.com/sunsetrubdown.htm
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