1. Ecoute-moi camarade
2. Rani
3. Agatha
4. Kifache Rah
5. Joséphine
6. Gana El Hawa
7. Ah mon amour
8. Mataouel Dellil
9. Maydoum
10. Ghanni Li Shwaya
Andy
Kershaw, journaliste de la BBC filme Rachid Taha lors de son "retour"
en Algérie et le présente comme celui qui conjugue deux
passions essentielles : la musique algérienne avec les valeurs,
standards et attitudes des Clash.
C’est du côté de la tradition que nous emmène
aujourd’hui Taha, tradition incarnée par l’orchestre
de cordes du Caire et la mandole de Hakim Hamadouche. Ce virtuose,
qu’il soit sur scène ou en studio, détient le
secret absolu d’un son vibrant, intime, que l’on retrouve
avec une profond plaisir.
Tradition encore, à suivre au fil de cette déambulation
sur le continent du soleil, où Taha glane classiques et raretés
pour nous les offrir. Oranais, Egyptien, Camerounais, Marocain : les
morceaux se succèdent, fragments de mémoire immigrée,
culture d’un exil entêtant.
On prend le temps de se promener sur le souffle de la voix de Taha,
terre sèche et caillouteuse, qui épouse les contours
du souffle de la gasbâ, flûte traditionnelle en roseau.
La voix ploie, elle s’est considérablement adoucit et
transporte l’émotion sur ses crêtes.
Chanteur ambulant, Rachid Taha évoque pour ce nouvel album
"un peu de mélancolie, de l’espoir, Amour, Humanité,
Mémoire, ni nostalgie, ni fierté." Des mots lourds
de sens, à savourer couché sur une montagne de coussins,
volutes d’encens et de myrrhe diffuses dans l’atmosphère,
narguilé à porté de bouche.