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     MuSiQueS
 
TENDER FOREVER
The soft and the hardcore
(Vintage Masters - 2006)

1. Every Monday
2. Take it off
3. The feeling of love
4. This is hardcore
5. Make out
6. Then if I'm weird i want to share
7. Hot
8. Rad
9. Happy birthday
10. Marry me
11. Tender forever
12. The magic of crashing stars
Avec sa pochette psychédélique annonçant un joli premier album de saison, la Française de Tender Forever nous présente son projet solo en forme de bien belle carte de Visite. Présentation.


Bonne pioche pour Mélanie Valera. La demoiselle, véritable activiste indie, partage son temps dans les rues de Bordeaux pour la création des Bonnies, groupe de filles reprenant des standards des années soixante, et les artères de Seattle avec Garrison Rock, duo electro-pop, toujours accompagnée d’une charmante demoiselle. La native de Bordeaux organise également des concerts et autres soirées dans sa ville et poursuit en parallèle une activité de webmastrice. Ouf !

En plus de ces hobbies divers et variés, la miss a aussi la bonne idée de se produire seule, accompagnée de machines et d’une guitare en bandoulière. Armée de son nom de scène, Tender Forever, la douce Mélanie décide alors de s’installer aux Etats-Unis et se fait rapidement repérer sur la scène indie américaine grâce à des prestations bluffant son petit monde. Après un concert dans un grenier, Calvin Johnson, patron de K Records, et accessoirement découvreur de Beck, décide de la signer sur son modeste label.

La musique de Tender Forever a la forme de toutes petites piécettes pop au charme envoûtant et ne s’encombrant pas de trop d’arrangements touffus. La Bordelaises serait presque l’anti-thèse pop de l’ami Sufjan Stevens et ses mini symphonies de poche. Là où l’Américain étire le propos, Tender Forever fait l’économie de moyens et nous sert une musique où la mélodie est reine.

Teinté d’électronique et de petits bricolages, The soft and the harcore est réellement envoûtant. Même s'il ne s'agit pas du chef d’œuvre de l’année, la fraîcheur dégagée par la demoiselle et ses ritournelles en toute simplicité (mentions spéciales à This feeling of love et Then if I’m weird I want to share) font tout simplement du bien. Mélanie nous invite alors dans son petit monde comme si nous étions ses confidents. Ce court voyage de moins d’une demi-heure donne l’envie de recommencer encore et encore en attendant que la miss nous redonne de ses nouvelles dans un exercice qui, on l’espère, gagnera encore en consistance.


Julien Goarnisson
© Jowebzine.com - Juin 2006



Sites : www.takemybreathaway.net et www.krecs.com
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