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     MuSiQueS
 
THE THRILLS
So Much for the City
(Source - 2003)

1. Santa cruz (you're not that far)

2. Big sur
3. Don't steal our sun
4. Deckchairs and cigarettes
5. One horse town
6. Old friends, new lovers
7. Say it ain't so
8. Hollywood kids
9. Just travelling through
10. Your love is like Las Vegas
11. Til the tide creeps in
A L’OUEST RIEN DE NOUVEAU
Ils viennent de Dublin mais ne jurent que par les Beach Boys : retour dans les 60’s avec le premier album des Thrills.


Contrairement à ce qu’une écoute superficielle pourrait laisser croire, la nouvelle sensation pop ne vient pas du soleil californien mais des froidures irlandaises. Pourtant les apparences sont diablement trompeuses : des photos de pochette aux titres des chansons, tout respire le soleil couchant de la West Coast. Des gueules de surfers, des références obsessionnelles à Las Vegas, Santa Cruz, San Diego et Big Sur ou Hollywood et une filiation assumée à chercher du côté des Beach Boys ou du Buffalo Springfield : les Thrills ont choisi leur camp.

Découverts par Morissey (qui leur a offert la première partie de sa tournée anglaise), le groupe de Conor Deasy (composition et chant) et de Daniel Ryan (guitare) assume résolument son anachronisme spatio-temporel. En route donc pour les mélodies rondes et sucrées, pour les harmonies vocales légèrement désuètes, les orchestrations 60’s gentiment psychédéliques et les textes qui tiennent en 4 lignes répétées à satiété.

Californian dream

Et pour tout dire, ça fonctionne ! Dès Santa Cruz, le titre d’ouverture (et premier single), la voix fragile et émouvante de Deasy nous emballe irrésistiblement et enfonce le clou avec le très efficace Big Sur. Ces deux coups (de maîtres) frappés, les cinq dublinois peuvent déballer leur collection de clichés et d’arrangements estampillés vintage : on est sous le charme. One horse town fait monter la fièvre que Say it ain’t so se charge de rafraîchir au saloon du coin et Your love is like Las Vegas achève le travail en beauté !

Rien de révolutionnaire donc, mais du travail bien fait, digne des glorieux ancêtres dont il se revendique et riche de plusieurs singles potentiels. Que demander de plus à un nouveau groupe qui a le culot d’aller au bout de ses convictions ?


Joël Fompérie
© Jowebzine.com - Septembre 2
003
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