Untitled Document
 

     MuSiQueS
 
TRAVIS
12 memories
(Epic - 2003)

1. Quicksand
2. The beautiful occupation
3. Re-offender
4. Peace the fuck out
5. How many hearts
6. Paperclips
7. Somewhere else
8. Love will come through
9. Mid-life krysis
10. Happy to hang around
11. Walking down the hill

POUR MEMOIRE
Un quatrième album digne, élégant et talentueux qui a failli ne jamais voir le jour après l’accident du batteur du groupe l’année dernière.


On est d’autant plus content de pouvoir écouter et commenter ce quatrième album des Ecossais que l’on a bien cru, l’année dernière, que leur carrière s’arrêterait après Sing, le tube mondial extrait de The invisible band. Ou plutôt après le terrible accident de leur batteur, Neil Primrose, qui se brisait la nuque dans la piscine d’un hôtel français. Miracle de la médecine, volonté farouche de "revenir", il ne lui aura fallu que six mois pour rejoindre ses trois compères. Six mois salutaires pour la cohésion physique et mentale du groupe qui n’avait plus fait de break depuis 1999 et le carton inattendu de leur deuxième album The man who.

C’est fin 2002 que Travis s’est donc remis au travail, chez Neil Primrose sur l’île de Mull, dans un climat apaisé et constructif. Passés si près de la catastrophe, ces quatre-là savent le prix du succès. Le programme était donc simple : de bonnes chansons plus inspirées par les questions de société que par les histoires d’amour. Bref, une sorte de passage à l’âge adulte.

Transition réussie avec un 12 memories qui, dans la continuité musicale du précédent album, marque l’épanouissement du talent de songwritter (et de producteur) de Fran Healey. La collection de pop-songs parfaites qui compose cet opus réussi à marier avec talent les mélodies subtiles, les arrangements élégants et la voix mature et maîtrisée de Healey.

Un album "classique"

Ça commence avec un Quicksand digne d’un Nick Cave d’humeur badine (difficile à imaginer) et ça se termine par un 12e souvenir, oublié sur la pochette, qui surgit du néant après une longue plage de silence à la fin de Walking down the hill, comme un remords ou une dernière idée surgie de l’inconscient. Entre les deux, de magnifiques chansons que l’on retient vite et que l’on aime à réécouter : The beautiful occupation, Peace the fuck out (et son immense chœur final enregistré au stade par les supporters du Celtic de Glasgow), Re-offender…

Cet art consommé de la mélodie fait de 12 memories un album "classique" (et dans "classique", il y a "classe"). On ressent derrière chaque mot, chaque note, la sincérité et le naturel d’un groupe digne et honnête. On en redemande.


Joël Fompérie
© Jowebzine.com - Novembre 2003
Untitled Document













Untitled Document
Copyright © 2001-2006 - Tous droits réservés