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     MuSiQueS
 
THE VEILS
The runaway found
(Rough Trade - 2004)

1. The wild son
2. Guiding light
3. Lavinia
4. More heat than light
5. The tide that left and never came back
6. The leavers dance
7. Talk down the girl
8. The valleys of the New Orleans
9. Vicious tradition
10. The nowhere man
Le meilleur groupe du monde de la semaine (mais je suis prêt à parier gros sur une durée plus longue) s'appelle The Veils. Découvrez The runaway found prenez la même claque que moi !


Pas une semaine ne se passe, ces temps-ci, sans que nous arrive d'outre-Manche un nouveau groupe de surdoués au cursus improbable mais au premier album indiscutable. C'est aux Veils de s'y coller cette fois avec un Runaway found plein jusqu'à la gueule de chansons incroyablement mûres pour un band emmené par un gamin de vingt ans à peine (dix-neuf au moment de l'enregistrement), tout frais débarqué d'un long exil à l'autre bout du monde : Auckland !

Ceci peut d'ailleurs expliquer cela. Entre totale décomplexion et culture musicale encyclopédique (un papa membre de XTC, ça sert à ça, non ?), Finn Andrews et sa bande nous balancent sans crier gare leur folk-rock urbain, annonçant de loin de géniaux inspirateurs : Suede, Jeff Buckley, les Smiths, Echo and the Bunnymen et Patti Smith...

L'ascendance serait trop belle et un peu vaine si la voix de Finn ne venait couronner le tout en se posant, toujours à bon escient, sur des compositions aussi diverses que The wild son ou Guiding light, pop songs irrésistibles en ouverture ; More heat than light, rock énergique et puissant à l'approche de la mi-parcours ; Talk down the girl ou The nowhere man, balades folk traditionnelles pour finir en douceur cette magistrale leçon de rock.

On écoute, on ré-écoute et, même en cherchant bien dans les coins les moins éclairés, on ne trouve pas la moindre faute de goût ou erreur de jeunesse. Orchestration, arrangements, lyrics, tout est parfaitement maîtrisé. Trop parfaitement ? Non. Sauf à considérer que le vrai talent est suspect. Mais entre une production largement assurée par Bernard Butler (un autre sacré personnage) et un groupe assez inspiré pour écrire dix chansons d'une telle qualité, il serait mal venu de faire la fine bouche. Les Anglais sont les meilleurs. Dont acte.


Joël Fompérie
© Jowebzine.com - Mars 2004
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