1. Alaska
2. Chameleon
3. Jericho
4. J'ai vu des chevaux sous la mer
5. Tout est léger
6. Derrière le ciel
7. Retour au zoo
8. Chanson de cale
9. Cherokee
10. Penser tout haut
Le
premier album de Verone nous donne à découvrir
un univers froid et raffiné qui, au fil des écoutes,
fait son irrésistible œuvre d'envoûtement.
Décidément, le jeune label Martingale a la main
heureuse. Après les talentueux (mais honteusement méconnus)
Feable Weiner et
Pilot Radio,
c'est au tour du trio parisien Verone (sans accent) d'intégrer
son giron. Et cette fois, le moins que l'on puisse dire c'est
que le succès public est au rendez-vous.
Plébiscité par Libération, unanimement
salué par une presse d'habitude moins encline à
tirer dans la même direction, le premier album de Verone
voit le jour sous les meilleurs auspices. Rien d'étonnant
d'ailleurs tant les dix titres de Retour au zoo tranchent sur
la production musicale française habituelle.
Psychédélisme éthéré des
compositions, surréalisme poétique des textes
(J'ai vu des chevaux sous la mer), chant subtil et précieux
de Fabien Guidollet ou de Sandra Escamez (Tout est léger,
Penser tout haut)… tout dans ce premier album respire
l'univers délicatement mélancolique de ses membres.
Mais attention, comme pour toute œuvre personnelle forte,
l'accès à Retour au zoo n'est pas "facile".
Ce n'est qu'au fil des écoutes que l'on pénètre
peu à peu les arrangements électroniques et les
étendues glacées d'un album qui s'ouvre sur le
prophétique Alaska. Mais dès lors, nul retour
en arrière possible : la douceur lancinante et vénéneuse
de chansons qui évoquent irrésistiblement l'univers
d'un Taxi Girl contemporain font leur œuvre.
Joignons-nous donc au chœur des louanges et encourageons
le lecteur à découvrir ce groupe atypique qui,
depuis 1999 déjà, cherche à nous dire que
l'élégance formelle est de ce monde. On aurait
tort de ne pas les entendre…