1 - Highly evolved
2 - Autumn shade
3 - Outtathaway
4 - Sunshinin'
5 - Homesick
6 - Get free
7 - Country yard
8 - Factory
9 - In the jungle
10 - Mary Jane
11 - Ain't no room
12 - 1969
Les
nouveaux petits génies du rock, tout frais débarqués
dans les bacs et accompagnés dune réputation
flatteuse, ne viennent ni des Etats-Unis, ni de Grande Bretagne
mais dAustralie. Rien de forcément révolutionnaire
là dedans, lîle-continent nous ayant déjà,
par le passé, envoyé bon nombre de représentants
plus que dignes dintérêt. Dans le désordre
: The Saints, Midnight Oil, Inxs, AC/DC Jen oublie
et des remarquables !
Les Vines, eux, se positionnent résolument dans la mouvance
indie-rock et viennent, avec les Strokes et les White Stripes,
renforcer la troupe des "ptits jeunes" qui ont
décidé de réveiller une scène somnolente.
Du coup leur pop énervée, bouillonnante et efficace
les positionne demblée à mi-chemin de Nirvana
et de Supergrass ce qui, il faut lavouer, place la barre
assez haut. Mais, une fois nest pas coutume, on peut sans
hésiter lannoncer : promesse tenue !
En faisant alterner les chansons hargneuses (à la fois
survitaminées et parfaitement maîtrisées,
à limage du premier titre, Highly evolved ou encore
du détonnant Get free) et les mélodies plus posées
aux harmonies élégantes (Homesick, Factory, Country
yard), les Vines réalisent lexploit de réunir,
sur un même album, les univers de Kurt Cobain et de Paul
McCartney.
Mariage de la carpe et du lapin ? Loin sen faut. Highly
evolved est au contraire très équilibré
dans ses alternances de sucré et dépicé.
A des années-lumières du monolithisme buté
de certains groupes, les Vines savent jouer avec talent sur
tous les terrains. Et loin des tâtonnements un peu scolaires
des premiers albums, Craig Nicholls et sa bande laissent entrevoir
un réel talent qui nest pas sans rappeler celui
dOasis au même stade de sa carrière (époque
(What the story) Morning glory ?).
Souhaitons-leur simplement de ne pas tomber dans les errances
ultérieures des frères Gallagher