1. Beverly Hills
2. Perfect situation
3. This is such a pity
4. Hold me
5. Peace
6. We are all on drugs
7. The damage in your heart
8. Pardon me
9. My best friend
10. The other way
11. Freak me out
12. Haunt you every day
On
ne l’attendait plus… il est dans les bacs ! Après
trois ans d’absence, le nouveau Weezer est arrivé,
mais pas forcément au niveau d’excellence attendu.
Putain, trois ans ! Trois ans déjà que Maladroit,
leur dernier album, a atterri sur nos platines. Et puisqu’il
succédait à un Green album vieux de moins de six
mois, on n’imaginait pas attendre aussi longtemps l’arrivée
du cinquième opus. C’était sans compter
avec les errances d’un Rivers Cuomo toujours aussi imprévisible.
Entre explorations méditatives (Vipassana) et reprise
de ses études littéraires (à Harvard, s’il
vous plait), le fantasque leader du combo power-pop ne s’était
pas montré très assidu auprès de petits
camarades qui, du coup, s’en étaient allé
voir ailleurs s’il y était…
Comprenez donc que la surprise fut grande d’apprendre
le retour dans les bacs d’un groupe adulé que l’on
croyait disparu à jamais. D’autant que le choix
graphique de la pochette renvoie explicitement à leur
première apparition, en 1994, avec un "blue album"
devenu légendaire. Malheureusement, à l’arrière-plan
bleu de l’époque a succédé un gris
anthracite du plus sinistre effet, que l’on se prend à
interpréter comme annonciateur de la fin annoncée
d’un groupe qui aura marqué la décennie
passée.
En effet, il faut bien avouer que Make believe pêche par
manque d’homogénéité dans la qualité
des titres proposés. Sans aller (loin de là) jusqu’à
rejeter en bloc un album qui ne mérite pas pareille infamie,
il faut reconnaître que ce sont glissées, ici et
là quelques facilités auxquelles les Weezer ne
nous avaient pas habitués. À commencer par un
titre d’ouverture (Beverly Hills) qui doit trop à
Joan Jett (I love rock’n’roll) pour que l’on
ferme les yeux ; ou par un We are all on drugs qui cumule les
handicaps en associant une composition pompière du plus
mauvais goût à des textes aux limites du débile
léger.
Mais tout n’est heureusement pas du même acabit.
Perfect situation, This is such a pity (et ses délicieuses
réminiscences electro 80’s), The damage in your
heart, Pardon me, voire la ballade Freak me out se tirent d’affaire
haut la main et, au fil des écoutes, parviennent à
réconforter le fan désappointé qui s’imaginait
déjà devoir faire son deuil des riffs accrocheurs
et des mélodies parfaites dont les Weezer détiennent
seuls (ou presque) le secret. Et si Make believe n’est
définitivement pas au niveau du Green album ou de Maladroit,
il recèle suffisamment de morceaux de qualité
pour se faire une place honorable dans les charts. Seuls les
aficionados "pointus" resteront quelque peu sur leur
faim…