THE WHITE BIRCH
Come up for fair
(Glitterhouse - 2005)
01. Seer believer
02. Storm-broken tree
03. Your Spain
04. The white birds
05. Silent love
06. June
07. Stand over me
08. Small hours
09. We are not the ones
10. The astronaut
11. New kingdom
Les
Norvégiens sont de retours. Au programme : univers ouaté,
pop atmosphérique et ambiances oniriques.
Quand Sigur Ros a commencé,
en 2002, à envoûter son monde avec ( ), ce sont des milliers
de mélomanes qui se sont empressés de tourner leurs
oreilles vers le nord de l’Europe. En espérant y trouver
d’autres musiques envoûtantes de pays pas si lointains
que ça mais musicalement plutôt inconnus.
Et en cherchant bien, c’est du côté de la Norvège
qu’on a trouvé notre bonheur. Après deux premiers
albums passés sous silence en France, c’est en 2002 que
notre beau pays a eu droit à sa première vraie rencontre
avec les White Birch. Trois ans après un très beau Star
is just a sun, revoilà donc le trio, qui continue de naviguer
sur la mer calme et voluptueuse d’une pop atmosphérique
et éthérée du meilleur effet.
Très aérien, Come up for fair est une ode continuelle
au beau et à une lenteur (si l’on omet un Small hours
presque enlevé) qui se veut extatique. En (re)créant
une ambiance qui leur est propre, onirique à souhait, les White
Birch dégage un charme discret mais irrémédiable
qu’il est impossible de contrer.
En atout de poids, flottant au-dessus de claviers majestueux, il y
a une voix. Celle d’Ola Flottum (ça ne s’invente
pas), petit bijou cristallin qui n’en fait jamais trop, qui
effleure plus qu’il ne caresse, capable de variations de ton
assez impressionnantes.
De The white birds à June en passant par un The astronaut,
rien n’y fait, on ne peut que succomber. Et New kingdom, qui
referme ce nouveau chapitre de la discographie des White Birch, n’est
rien d’autre que la masse qui vient enfoncer le clou pour un
titre d’une beauté manifeste et particulièrement
aérien, éloge du beau.
Evoluant dans un univers ouaté, fait de brumes légères,
d’atmosphères pures et de blancheur immaculée
(pour peu, on jurerait qu’ils sont islandais), les White Birch
avec ce nouvel opus prouvent qu’ils restent une source intarissable
d’apaisement, de zénithude et de calme auditif. Rien
de moins.