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     MuSiQueS
 
WHITE ROSE MOVEMENT
(Independiente - 2006)

Girls in the back
Ces jeunes dandys de l’Est de Londres subliment la new-wave de New Order avec ce troisième single fiévreux. Plus qu’une promesse, une brûlante révélation de l’underground.


A peine leur premier EP (Love is a number) dévoilé l’été dernier, les White Rose Movement ont été élevé au rang de véritables petites bombes en devenir, déchaînant bien des passions lors de concerts totalement frénétiques. Forts d’une véritable réputation des souterrains de Londres, ils ont signé chez Independiente (nom évocateur), ont mis en boîte un deuxième single au titre énigmatique (Alsatian) et ont finalement assuré les premières parties (extatiques) des Rakes dans toute l’Angleterre.

Au moment même où les prodigieux Arctic Monkeys opèrent un véritable coup d’état, White Rose Movement mitonne un album dont la date de sortie est prévue le 27 avril, avec ce single effarant en guise d’amorce, que l’on peut d’ores et déjà écouter sur Internet, Girls in the back. LE single dark-pop vibrant de ce début d’année, hanté tout du long par une guitare vengeresse, un synthé déglingué dans la lignée de New Order et un beat implacable, souligné par une basse aussi claustrophobe que celle de Simon Gallup de Cure. Ces cinq Londoniens (dont une demoiselle) balancent, sans tergiverser, une pop synthétique et désespérée, parvenant à éviter les poncifs du genre et jouant comme si leur vie en dépendait : pied au plancher et flingue sur la tempe.

Le chanteur, lui, sorte de Dorian Gray à l’outrageante beauté, alterne envolées romantiques à la Morrissey et hoquets ultra-sexy façon Bowie (ces « c-c-crrrack ! » dévastateurs). Cette voix exsude le désespoir, la rage froide. Et on en faillirait presque, tant c’est parfait. White Rose Movement balance une fusion vertigineuse de new-wave ombrageuse, maladive, à la limite du gothique (Cure, Joy Division, Bauhaus) et de punk-funk façon Talking Heads. Kraftwerk semble être aussi de la partie. C’est le CBGB qui rencontre le Studio 54, quand la disco et le rock’n’roll ne font plus qu’un. Pour sûr, les groupes néo-new-wave sont légion depuis un certain temps et leur nombre ne cesse d’augmenter. Mais, ces White Rose Movement ont le truc en plus : le supplément d’âme… La sincérité, en un mot.

En toute logique, les clubbers chics londoniens raffolent de cette petite-pop-song-follement-dansante-et-sexy et on les comprend. Comme eux, on attend désespérément la suite, les deux pieds sur le dancefloor et la tête dans les étoiles.


Gabriel Pereira
© Jowebzine.com - Mars 2006



Site officiel : www.whiterosemovement.co.uk
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