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     MuSiQueS
 
THE WHO
My generation (Deluxe Edition)
(MCA chronicles - 2002)

CD 1
1 - Out in the street
2 - I don't mind
3 - The good's gone
4 - La-la-la lies
5 - Much too much
6 - My generation
7 - The kids are alright
8 - Please, please, please
9 - It's not true
10 - I'm a man
11 - Legal matter
12 - The ox
13 - Circles
14 - I can't explain (bonus track)
15 - Bald headed woman (bonus track)
16 - Daddy rolling stone (bonus track)

CD 2
1 - Leaving here (alternate)
2 - Lubie (come back home)
3 - Shout and Shimmy
4 - (Love is like a) heat wave
5 - Motoring
6 - Anytime you want me
7 - Anyhow, anywhere, anyway (alternate)
8 - Instant party mixture
9 - I don't mind (full length version)
10 - The good's gone (full length version)
11 - My generation
(instrumental version)
12 - Anytime you want me
(a cappella version)
13 - A legal matter
(monaural version with guitar overdubs)
14 - My generation
(monaural version with guitar overdubs)
Le meilleur disque rock du moment a presque quarante ans. Débarrassés des ennuis juridiques qui empêchaient une réédition de leur premier album, les Who et leur premier producteur Shel Talmy sont enfin parvenus à s'accorder, occasion pour nous de redécouvrir un des plus grands albums de l'histoire du rock.

Pourtant, comme bon nombre de disques enregistrés au début des années 60, My generation suit une recette bien connue. En effet, l'album compile les premiers 45 tours des Who, des reprises de rythm'blues que le groupe jouait sur scène, et quelques chansons originales jugées moins évidentes
commercialement. Le tout étant enregistré en un temps record et financé en partie par le producteur Shel Talmy lui-même. Ce dernier détail peut expliquer les longs démêlés juridiques qui ont longtemps empêché la sortie du disque.

Les relations entre le producteur américain et les Who avaient pourtant bien commencé. Afin de mieux séduire Shel Talmy également producteur des premiers Kinks, Townshend avoue avoir volontairement structuré I can't explain, le premier single du groupe, sur le modèle des chansons de Ray Davies. Encore aujourd'hui, le morceau surprend par sa puissance. Même remarque pour My generation, hymne comparable au Satisfaction des Stones, et dans lequel les Who déploient toute leur fougue. A propos de My generation, on sait déjà tout sur l'origine des bégaiements de Daltrey, dont Bowie se souviendra pour Changes, mais on sait moins que John Entwistle a dû utiliser trois basses pour enregistrer son solo, les fragiles cordes de sa Danelectro étant introuvables. Citons également The kids are alright, condensé de tous les effets scéniques du groupe, l'entêtant The good's gone et l'excellent Circles.

Comme toujours avec les rééditions Deluxe, le travail sur le son est époustouflant ce qui nous permet d'entendre des petits détails amusants. Comme la discrète partie de piano sur I can't explain jouée par Perry Ford membre des Ivy League, groupe que l'on peut aussi entendre dans les chœurs. Mais c'est bien le jeu du jeune Keith Moon qui impressionne le plus. Les parties de batterie sont tout simplement exceptionnelles.

Deux ou trois petites choses sans importance ternissent tout de même cette réédition. La première est que le coffret offre une version alternative de Anyhow, anywhere, anyway sans que l'originale ne soit présente. Beaucoup plus gênant : en remixant l'album original en stéréo, les producteurs de cette édition Deluxe n'ont pu retrouver les prises de guitares réenregistrées par Townsend sur My generation et A legal matter, ce qui perturbe l'écoute du premier disque. Mais bon, ce disque qu'on n’attendait plus est quand même une des meilleures rééditions de l'année.


Guillaume Lebouis
© Jowebzine.com - Octobre 2002
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