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     MuSiQueS
 
WINGS
Red rose speedway
(EMI - 1973)

1. Big barn bed
2. My love
3. Get on the right thing
4. One more kiss
5. Little lamb dragonfly
6. Single pigeon
7. When the night
8. Loup (1st Indian on the moon)
9. Medley : Hold me tight, Lazy Dynamite, Hands of love, Power cut
10. C’Moon (bonus track)
11. Hi hi hi (bonus track)
12. The Mess (bonus track)
13. I lie around (bonus track)

"Encore un Wings !?", hurle mon rédacteur en chef. "C’est l’avant dernier patron, après il ne reste que plus que Band on the run et l’album live, si j’ai votre permission, bien sûr." "Ok petit, c’est bon pour cette fois." Ouf, c’est encore passé…


Sorti en 1973, soit un an après la tournée des universités, ce second album des Wings, fait figure de disque de transition dans la carrière du groupe. Un album qui comme Wild life possède un petit parfum de rusticité qui sied bien au répertoire de McCartney, tout en comprenant avec My love, un hit taillé pour les charts, qui annonce les énormes succès à venir. Certes, My love semble avoir été arrangé pour passer en boucle sur les radios, mais ce titre est surtout intéressant pour le très beau solo de guitare joué par Henri McCullogh. Outre cette ballade, Red rose speedway comprend de nombreux morceaux exceptionnels.

Ainsi, le mordant Big barn bed, qui reprend dans sa structure un passage de Ram on, est constitué d’un subtil enchevêtrement de guitares assez jubilatoire. De même on parvient, au fil des écoutes, à se laisser gagner par des titres secondaires comme Get on the right thing et l’instrumental Loup (1st Indian on the moon).

Mais surtout, à l’instar de Ram (Ram on - Uncle Albert/Admiral Halsey - Dear boy) et de Flowers in the dirt (Distractions - We got married - Put it there), Red rose speedway contient avec One more kiss, Little lamb dragonfly et Single pigeon, un trio de chansons magiques.

Ce qui est le plus étrange c’est que des titres aussi excellents que Little lamb dragonfly et Single pigeon demeurent totalement inconnus du grand public. Il est encore plus étrange que Paul McCartney, la première personne intéressée à la réhabilitation de son œuvre, ne prenne même pas la peine de défendre ces perles cachées lors de ses tournées. À noter enfin, que les lignes de basse, soit l’instrument de prédilection de Paul, sont particulièrement réussis sur cet album.

Finalement ce qui encrasse Red rose speedway c’est ce medley niaiseux constitué de plans peu inspirés, qui représente un final bien décevant comparé à un Back seat of my car ou un Nineteen hundred and eighty five.

Une fois n’est pas coutume, l’édition de 1993 est agrémentée, avec C’moon, The mess et l’agréable I lie around, de bonus de première catégorie.


Guillaume Lebouis
© Jowebzine.com - Juin 2004

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