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"Encore un Wings !?", hurle mon rédacteur
en chef. "C’est l’avant dernier patron, après
il ne reste que plus que Band on the run et l’album
live, si j’ai votre permission, bien sûr."
"Ok petit, c’est bon pour cette fois." Ouf,
c’est encore passé…
Sorti en 1973, soit un an après la tournée des
universités, ce second album des Wings, fait figure
de disque de transition dans la carrière du groupe.
Un album qui comme Wild life possède un petit parfum
de rusticité qui sied bien au répertoire de
McCartney, tout en comprenant avec My love, un hit taillé
pour les charts, qui annonce les énormes succès
à venir. Certes, My love semble avoir été
arrangé pour passer en boucle sur les radios, mais
ce titre est surtout intéressant pour le très
beau solo de guitare joué par Henri McCullogh. Outre
cette ballade, Red rose speedway comprend de nombreux morceaux
exceptionnels.
Ainsi, le mordant Big barn bed, qui reprend dans sa structure
un passage de Ram on, est constitué d’un subtil
enchevêtrement de guitares assez jubilatoire. De même
on parvient, au fil des écoutes, à se laisser
gagner par des titres secondaires comme Get on the right thing
et l’instrumental Loup (1st Indian on the moon).
Mais surtout, à l’instar de Ram (Ram on - Uncle
Albert/Admiral Halsey - Dear boy) et de Flowers in the dirt
(Distractions - We got married - Put it there), Red rose speedway
contient avec One more kiss, Little lamb dragonfly et Single
pigeon, un trio de chansons magiques.
Ce qui est le plus étrange c’est que des titres
aussi excellents que Little lamb dragonfly et Single pigeon
demeurent totalement inconnus du grand public. Il est encore
plus étrange que Paul McCartney, la première
personne intéressée à la réhabilitation
de son œuvre, ne prenne même pas la peine de défendre
ces perles cachées lors de ses tournées. À
noter enfin, que les lignes de basse, soit l’instrument
de prédilection de Paul, sont particulièrement
réussis sur cet album.
Finalement ce qui encrasse Red rose speedway c’est ce
medley niaiseux constitué de plans peu inspirés,
qui représente un final bien décevant comparé
à un Back seat of my car ou un Nineteen hundred and
eighty five.
Une fois n’est pas coutume, l’édition de
1993 est agrémentée, avec C’moon, The
mess et l’agréable I lie around, de bonus de
première catégorie.
Guillaume Lebouis
© Jowebzine.com - Juin 2004
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