HAWKSLEY WORKMAN
Treeful of starling
(Mercury - 2006)
1. A moth is not a butterfly
2. Hey hey hey (My little beauties)
3. You are too beautiful
4. You and the candles
5. Rain
6. When these mountains where
7. It's a long life to always be longing
8. Goodbye to radio
9. Ice age
"Hymns
for a dying planet and a culture in decay " : voilà comment
Hawksley Workman, autre trublion de la pop, décrit son nouvel
album, craquant à souhait.
Hawksley Workman est un de ces jeunes et talentueux "singer-songwriters"
(terme décidément très à la mode) de la
scène rock canadienne (au même titre que le génial
Rufus Wainwright) qui composent leurs mélodies comme ils respirent,
et chantent ces succulentes mélopées avec une grâce
incomparable.
Hawksley, est beau, talentueux, il a de la classe, du charisme, et
il le sait. Après des débuts saisissants (le dérangé
Jealous of your cigarette, c'est lui) et un premier album dans nos
contrées (For him and the girls), le jeune prodige s'est noyé
dans un ego démesuré, a pondu un disque très
"easy-listening" (Lover/Fighter) il y a deux ans, et pensait
ainsi, vu le nombre d'hymnes flamboyants qu'il contenait, en écouler
des millions de copies et devenir mondialement célèbre
et reconnu. Seulement voilà, Lover/Fighter ne s'est pas vendu
à 100 millions d'exemplaires et n'a fait que décevoir
la plupart des fans de la première heure.
Direct, cohérent, court, simple, brillant, émouvant
et beau : voici les superlatifs qui colleraient le mieux à
Treeful of starling. Neuf (seulement !) petites pépites pop,
spontanées, délicieuses et douces, dotées d'une
poésie omniprésente. Piano à l'honneur, il enrobe
ses créations d'une délicate atmosphère, d'une
beauté sans égal. Alors quand un gars est capable de
pondre des chansons du calibre de A moth is not a butterfly ou Goodbye
to the radio, sommets de l'album, moi je ne peux que tirer mon chapeau
et ne lui souhaiter qu'une chose : continuer à chanter pour
nous.