1. Breathing bull
2. Winter shaker
3. Swedish purse
4. Twig
5. Whistling girl
6. Elktooth
7. Bible and bird
8. Dirty blue
9. Slota prow - Full armour
10. Truly golden
11. Deerskin doll
12. Little raven
Séparé
de ses 16 Horsepower, David Eugene Edwards continue son petit bonhomme
de chemin en proposant, ces jours-ci, son quatrième album solo.
S’il développait une musique pleine de fougue avec ses
copains, il en va autrement quand il se retrouve seul. Profondément
ancré dans une tradition à l’américaine,
Edward revisite à sa manière une certaine idée
de la country, une musique sombre, solennel, à la limite de
l’incantatoire.
Le morceau d’ouverture, Breathing bull, est un instrumental
assez atmosphérique qui sert de mise en bouche au reste de
l’album. Les quelques 3 minutes 43 qui vont suivre après
cet apéritif sont un vrai bonheur. Winter shaker est LA réussite
de l’album. Evoquant presque Dead Can Dance, cette petite bombe
d’émotion est d’une réelle beauté.
La country d’Edward se pare alors d’atours spirituels
à la limite de l’hypnotique, atteignant une intensité
que l’on ne retrouvera plus par la suite.
On aurait aimé adorer le reste de Mosaic autant que cette formidable
entrée en matière. Mais malheureusement, Woven Hand
ne retrouvera que trop rarement cette grâce. Même si les
morceaux ne sont pas désagréables à l’écoute,
Mosaic décolle rarement et les titres ont du mal à se
démarquer les uns des autres. Mis à part Bible and bird,
une parenthèse instrumentale qui permet de respirer un peu,
Edward peine à donner du souffle à sa musique. Même
si des morceaux comme le plus dynamique Whistling girl ou l’étrange
Slota prow démontrent que l’Américain n’est
évidemment pas dénué de talent, l’album
ne convainc pas.