Un film français de François Desagnat
et Thomas Sorriaux
Avec Michaël Youn
Vincent Desagnat
Benjamin Morgaine
William Geslin
et Hichem Bonnefoi
Pathé Distribution - 2004 - 1h25
11
RAISONS DE NE PAS Y ALLER
Un groupe de copains reçoit comme mission du Dieu de
la blague la réalisation de 11 blagues… Débile.
Le monde va mal, les humains ne rigolent plus, la situation
est grave. Le Dieu de la blague n'a plus qu'une solution : Michaël
Youn et sa bande. Leur mission : accomplir "Les 11 commandements"
de la blague pour remettre les peuples sur le droit chemin de
la rigolade en repoussant les limites de la connerie.
Danser la valse en apesanteur à 15 000 mètres
d'altitude, inonder une maison pour la transformer en piscine,
jouer au beach volley avec une érection contrôlée,
faire du roller sous somnifères... Rien n'arrête
Michaël Youn et sa bande, et en plus, ils le font "pour
de vrai" !
Le Jackass à la française
Les 11 commandements, avec Michaël Youn, était annoncé
comme le Jackass (comédie née sur MTV) à
la sauce frenchy… Réflexion faite, l’original
n’a pas à pâlir de ce médiocre ersatz,
sans goût ni saveur. La succession de saynètes,
dont la longueur dépasse parfois celle des descriptions
de Zola, ne suit qu’un fragile fil conducteur conduisant
au désagréable sentiment de malaise : le fond
est inexistant et le comique n’est apporté que
par la régression débile d’un groupe de
débiles.
Sous couvert de télé-réalité (film
tourné en caméra cachée), Michaël
et sa bande de "joyeux" drilles sur-performent les
absurdités (cf. ci-dessus). Même si les adeptes
du Morning Live (M6) y verront la continuité des blagues
potaches de l’ami Youn, les allergiques y verront…
la connerie humaine.
Et un, et deux, et trois…
Après le flop de La
beuze, Les 11 commandements ne mérite guère
les acclamations, et nous espérons qu’il ne remettra
pas le couvert de sitôt car, persuadé que les Américains
étaient spécialisés dans la production
de navets, Monsieur Youn vient de nous prouver le contraire
!
Voilà donc un film avec des crétins à qui
on a dit : "Prends cette liasse de billets et va t’amuser
!" Après une heure et demie passée sur le
fauteuil de ciné, le spectateur n’a qu’une
idée en tête : combien ça a coûté
? À ne pas voir, pour ne pas financer !