Un film amériacain de Danny Boyle
Avec Alex Palmer
David Schneider
Cillian Murphy
et Toby Sedgwick
UFD - 2003 - 1h52
LA
PLANETE DES SINGES
Un film terrifiant filmé en caméra numérique.
Pas d'effets spéciaux mais beaucoup de sang.
Un commando de la Protection Animal fait irruption dans un laboratoire
londonien où des dizaines de chimpanzés sont soumis
à de terribles expériences sur la violence. Libérés,
les primates, porteurs d’un virus mystérieux engendrant
une rage sans limites, contaminent avec une fulgurante rapidité
tout le pays. 28 jours suffisent à priver l’Angleterre
de toute vie, ou presque…
Sortant du coma, Jim, coursier accidenté, ne trouve sur son
chemin que des « contaminés » et une paire de rescapés.
Leur but est simplement de survivre dans ce nouveau monde sournois
et, éventuellement, trouver d’autres survivants. Leur
rencontre avec un père et sa fille va les emmener vers Manchester
où une poignée de réfugiés sains auraient
élu domicile grâce aux militaires…
Dans la plus pure essence du film angoissant de la fin des années
90, 28 jours plus tard utilise les ingrédients de base avec
justesse et subtilité. Le choix de Danny Boyle de d’Andrew
Mac Donald (producteur) d’utiliser pour ce long-métrage
uniquement une caméra numérique donne au film une ambiance
et une esthétique décalée, avec une photographie
excellente qui améliore résolument le rendu à
l’écran.
Entre horreur et angoisse
Si l’histoire ne recèle rien de nouveau dans la veine
des films de catastrophes biologiques, le scénario a, lui,
été sérieusement travaillé afin de faire
ressortir ce que les autres ont du mal à extérioriser
: une angoisse latente chez le spectateur.
Les acteurs, dans un anglais impeccable (cela ferait plaisir aux adeptes
de la Version Originale), sont tout autant attachants par leur sincérité,
angoissants par leur imprévisibilité que suspects par
leur sang-froid dans le meurtre.
Le point d’honneur de ce film est la très faible utilisation
d’effets spéciaux (hormis le tournage en numérique),
qui lui confère un côté nature, dont peu de réalisateurs
détiennent le secret. La photographie, le maquillage et les
décors se marient avec subtilité et donnent un résultat
époustouflant.
Entre horreur (pour la quantité de sang et de meurtre à
la machette) et angoisse (pour le suspens haletant), ça remue
sérieusement les tripes !