Un film français de Gabriel Aghion
Avec Nathalie Baye
Josiane Balasko
Marie Gillain
et Vincent Elbaz
Bac - 2001 - Durée 1h45
Certains
diront pathétique... mais ils exagèrent ! Sauf s'ils
parlent des personnages interprétés par Nathalie Baye
(totalement méconnaissable et ébouriffante !) et Josianne
Balasko (plus présente à l'écran mais moins convaincante
- malgré quelques morceaux de bravoures irrésistibles).
Bien sûr, il ne faut pas prendre le titre du film au pied de
la lettre, Ab Fab version bleu-blanc-rouge n'est certes pas au niveau
de la série culte anglaise par la faute, notamment, de dialogues
exagéréments édulcorés.
Pour le reste, que nous propose Gabriel Aghion (déjà
à l'oeuvre dans le remarquable Pédale Douce) ? Une histoire
à la trame, certes, un peu mince, prétexte à
la mise en situation de 2 fashion victims (atteintes au dernier degré),
totalement déjantées, pochetronées et méchamment
camées, sans interruption depuis mai 68...
S'ensuivent une série de scènes plus ou moins réussies
qui, souvent, déclenchent un rire à la fois sincère
et appitoyées car, aussi horripilantes que soient les 2 mégères,
on ne peut s'empêcher de compatir.
Et si la fin du film s'éternise un peu aux abords de la décharge
publique de Champs sur Marne, on n'oubliera pas Pat(s)y et Eddie invitées
du talk-show télévisé de Stéphane Bern,
Pat(s)y et Eddie en transe mystique au défilé Jean-Paul
Gauthier ou Pat(s)y et Eddie faisant leurs courses chez Hédiard...
Finalement, hormis Marie Gillain (ahhhh, Marie Gillain...) et Vincent
Elbaz, les apparitions plus ou moins insistantes de Catherine Deneuve,
Jean-Paul Gauthier (qui a remplacé le Lacroix de la v.o.),
Claire Chazal, Esthelle Halliday, Jennifer Saunders (l'Eddie originale),
Stéphane Bern et Chantal Goya relookée en Bécassine
techno, offrent une belle brochette de pseudo-vedettes
ravies
de montrer leur tête. Et là, pour le coup, on peut ressortir
le qualificatif de "pathétique" !
Ah, au fait, une dernière vraie bonne raison d'aller voir le
film : vous savez combien il y a de bulles dans une bouteille de Champagne
? Moi, oui... grâce à "elles" !