Un film américain de Ridley Scott
Avec Sigourney Weaver
Tom Skerrtt
et Veronica Cartwright
UFD - 1979 (2003) - 1h56
VOYAGE
AU BOUT DE L'ANGOISSE
Tous les éléments de l’angoisse et de l’horreur
sont présents pour donner au spectateur le plus terrible
des spectacles… LE modèle du genre.
Le vaisseau commercial Nostromo et son équipage, sept
hommes et femmes, rentrent sur Terre avec une importante cargaison
de minerai. Mais lors d'un arrêt forcé sur une
planète déserte, l'officier Kane se fait agresser
par une forme de vie inconnue, un arachnide qui étouffe
son visage. Après que le docteur de bord lui retire le
spécimen, l'équipage retrouve le sourire et dîne
ensemble. Jusqu'à ce que Kane, pris de convulsions, voit
son abdomen perforé par un corps étranger vivant,
qui s'échappe dans les couloirs du vaisseau...
Un quart de siècle déjà !
En effet, cela fait 23 ans qu’Alien terrorise les spectateurs
du monde entier et réapparaît aujourd’hui
sur nos écrans après s’être refait
une petite beauté : nettoyage de l’image et de
la bande son, ajout et suppression de scènes… bref,
un véritable "Director’s cut", dans toute
sa splendeur.
Il est de notoriété indiscutable qu’Alien
est LA référence sur le marché du film
d’angoisse et de science fiction, en plus d’être
la matrice (!) du genre. Côté réalisation,
Ridley Scott a imposé son style, par un rythme lent proche
de la marche funèbre, par une photographie impeccable
et un décor de huis clos irréprochable.
L’histoire prétend qu’au moment du tournage,
les acteurs n’avaient que les grandes lignes des scènes
et avaient une grande liberté dans l’improvisation.
Scott ne prévenait pas toujours ses acteurs des effets
(lorsque l’alien sort du ventre de Kane, Veronica Cartwright
ne savait pas qu’elle allait être aspergée
de sang, ce qui donne une scène extrêmement réaliste).
Une performance inégalée
Ce bijou est donc à découvrir ou à redécouvrir,
pour le plaisir de voir sur grand écran l’angoisse
d’une jeune première à son époque,
Sigourney Weaver (alias Ripley), mais surtout pour retrouver
l’essence même de la naissance de la plus mythique
des quadrilogies, dont chaque opus se révèle être
à la hauteur de l’excellence du premier.