Un film américain de Peter Chelsom
Avec John Cusak
et Kate Beckinsale
Miramax - 2002 - 1h30
Faut-il
aller voir les films sentimentaux ? Faut-il cautionner les grosses
machines cinématographiques larmoyantes ? Y a-t-il du
mal à se faire du bien ? Cest vrai quoi, on peut
toujours jouer les gros durs, balayer tout sentimentalisme inutile
au profit dune conscience sociale exacerbée. De
celles qui ne sen laissent pas compter et savent bien
que le problème du monde nest pas de savoir si
Sara va retrouver Jonathan.
Et pourtant. Installez nimporte quel être humain
normalement constitué dans une salle obscure et balancez-lui,
au hasard, Love story, Pretty woman, Coup de foudre à
Notting Hill (elle est pas belle lhistoire ?) ou
Un amour à New York : cest imparable. Il peut bien
vous raconter ce quil veut et sesclaffer grossièrement
devant votre "sensiblerie", impossible quil
soit resté de marbre devant tant damour tellement
sincère longuement étalé sur grand écran.
Soyez sûr, même, que lobscurité de
la salle aura été, aux moments clés, son
meilleur allié.
Voilà ce que jappelle "préparer le
terrain". Parce quil faut bien lavouer, jai
vu Un amour à New York et je me suis laissé embarquer
comme une midinette dans les amours contrariés puis renoués
de ses protagonistes.
Bien sûr, deux minutes danalyse un tant soit peu
critique permettraient de mettre au jour les grosses ficelles
inhérentes à ce genre de film. Entre les discours
"philosophie de bazar" liés à la force
dun destin quil ne faut pas contrarier et les hasards
"hénaurmes" qui viennent résoudre tous
les problèmes pour une happy end archi-prévisible,
le film de Peter Chelsom ne déroge pas aux lois du genre
mais je men f !
John Cusak est crédible en américain amoureux
romantique, Kate Beckinsale est adorable en anglaise amoureuse
romantique et je me trouve pas mal en français
chroniqueur peu critique !