Un film américain de Nancy Meyers
Avec Jack Nicholson
Diane Keaton
Keanu Reeves
et Frances McDormand
Warner Bros - 2004 - 2h00
Une
comédie légère et sans prétention
sinon celle de nous divertir avec goût et intelligence.
On n'en demande pas plus à Jack Nicholson et Diane Keaton
!
Alors que des jeunes femmes à la plastique sensuelle
traversent en se déhanchant les rues illuminées
de Los Angeles comme si elles répétaient autant
de scènes pour une publicité à la gloire
de Harry Sanborn (Jack Nicholson), celui-ci avale l’asphalte
à bord de son coupé décapotable, en route
pour un week-end de rêve dans les bras de Marin, sa dernière
conquête ! On est essoufflé… rien qu’à
l’idée de voir un sexagénaire potelé
- mais c’est rassurant Mr Jack ! - tenter de satisfaire
sa compagne en se donnant un petit peu de Viagra en guise de
coup de fouet. A l’évidence, les femmes plus matures
ne lui conviennent pas : trop sages, trop aigries, trop prévisibles
? Nul n’en connaît la réponse, jusqu’au
moment fatal où un infarctus rappelle Harry à
l’ordre : rien de dramatique, rassurez-vous, ça
n’est que du cinéma !
Ou plutôt du théâtre : nous sommes tous installés
chez Erica Barry (Diane Keaton), venue chercher un peu de calme
pour écrire sa nouvelle pièce. Sa maison de la
Côte Est est parfaite pour accueillir un bon vaudeville
dans lequel les portes claques, les personnages entrent et sortent
sans cesse, faisant des sourires ou des minauderies… et
les spectateurs sont satisfaits. A chaque facétie de
Jack Nicholson, Diane Keaton répond par un clin d’œil
et les coups de théâtre se succèdent : alors
que Harry Sanborn cherche à retrouver la forme pour se
remettre "en chasse", Erica Barry accepte les avances
pleines de gentillesse et d’attention du charmant médecin,
Julian, joué par Keanu Reeves...
On en redemanderait presque ! Cependant, dès lors que
les tractations donnent raison à la logique amoureuse
- on a tous envie d’y croire - le ressort de la comédie
fonctionne moins bien : même Paris, ses ponts au-dessus
de la Seine paisible, un café-brasserie enfumé
et quelques cœurs émoustillés à l’approche
de la Saint Valentin, ont du mal à nous faire oublier
que le rêve est souvent plus beau que la réalité
! Allez, je divague, on rit vraiment de bon cœur et ça
fait du bien. Jack Nicholson lui-même admet : "J’en
ai assez des films sérieux !" Nous aussi, même
si le talent se dévoile souvent grâce à
des rôles plus complexes, il est indispensable de croire
que l’amour peut frapper à n’importe quelle
porte, de façon mutine, enjouée et inattendue
!