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     CiNéMa
 
L’AUBERGE ESPAGNOLE
 
Un film français de Cédric Klapisch
 Avec Romain Duris
Judith Godrèche
et Audrey Tautou
 
Mars Films – 2002 – 2h00
Cédric Klapisch, c’est Le péril jeune, Un air de famille et Peut-être dont les scénarii ont toujours étonné par leur originalité. L’auberge espagnole ne déroge pas à la règle. Xavier (Romain Duris), un jeune homme de vingt-cinq ans, part à Barcelone pour terminer ses études en économie et apprendre l'espagnol. Cette langue est nécessaire pour occuper un poste que lui promet un ami de son père, au ministère des Finances. Mais, pour ce faire, il doit quitter sa petite amie Martine (Audrey Tautou), avec qui il vit depuis quatre ans. En Espagne, Xavier cherche un logement et trouve finalement un appartement dans le centre de Barcelone qu'il compte partager avec sept autres personnes. Chacun de ses co-locataires est originaire d'un pays différent.

L'auberge espagnole arrive aujourd’hui à point nommé dans l'air du temps : soleil, touristes et vacances... Ce film rend son public heureux. Pas autant qu’en sortant d’Amélie Poulain, mais heureux tout de même. Je crois que l’humeur de la sortie de la salle de cinéma ne peut pas s’exprimer autrement. Tous les ingrédients d’un bon film sont réunis dans L’auberge espagnole : de très bons acteurs jouant des personnages hauts en couleurs, un scénario époustouflant, un Barcelone enchanteur et une superbe réalisation.

La caméra de Klapisch nous emporte dans une vision formidable de l’Europe des jeunes étudiants qui, une fois n’est pas coutume, ne sont pas stéréotypés. L’Italien n’est pas le play-boy, l’Espagnole n’est pas une joueuse de castagnettes, etc. On peut dire que l’Auberge espagnole est le premier film réellement européen, tant au niveau des acteurs (casting international) que des problèmes qu’il traite, en toute simplicité. Et dans cette toile de fond ensoleillée, Klapisch a dessiné Romain Duris, en conflit avec lui-même, entre ses aspirations profondes et les volontés de son père.

Bref, un scénario qui se suffit à lui-même, riche et drôle, dans la finesse et le décalé, Klapisch fait d’un thème fédérateur un film qui, j’espère, sera lui aussi fédérateur.


Dinesh Singh
© Jowebzine.com - Juillet 2002
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