Un film japonais de Mamoru Oshii
Avec Malgorzata Foremniak
et Wladyslaw Kowalski
Cinevia - 2002 - 1h16
"Dans
un futur proche, une jeunesse désabusée s'est créé
une réalité alternative : celle d'un jeu de guerre virtuel
et illégal, nommé Avalon, du nom de l'île légendaire
où reposent les âmes des héros. Les joueurs y
sont "accros". Avalon peut détruire comme une drogue
: certaines victimes, décérébrées, sont
appelées les "non-revenus". Ash gagne sa vie en jouant
à Avalon. Elle fait sans cesse le va-et-vient entre deux mondes
; elle faisait partie des Wizards, une équipe de joueurs qui
s'est dissoute, et elle joue désormais en solo. Un jour, elle
découvre que Murphy, ancien Wizard comme elle, est devenu un
"non-revenu". Comment un joueur brillant comme lui s'est-il
laissé piéger par Avalon ? En reconstituant son parcours,
Ash comprend que Murphy essayait de pénétrer dans une
zone interdite du jeu, baptisée "Classe A" ; pour
y parvenir il devait suivre l'Ombre, une mystérieuse petite
fille aux yeux tristes. Aucun de ceux qui ont suivi l'Ombre n'est
revenu. Ash se met en chasse. Elle ignore que sa quête va la
conduire non seulement au plus profond des mystères d'Avalon,
mais à l'intérieur d'elle-même".
Tel est le résumé du site officiel dAvalon...
Très bien, mais on y apprend aussi d'autres choses. Par exemple,
que ce film est un projet vieux de dix ans : et c'est là que
j'ai tout compris. Il faut que j'avoue que c'est la première
fois de ma vie que je me suis ennuyée au cinéma. Pourtant
je suis une fan de jeux vidéo, de jeux on-line (D.A.O.C. notamment)
et du cinéma japonais (animé et traditionnel). Mais
la "mayo" n'a pas prise !! C'était horriblement chiant.
Toutefois, je le concède, le traitement de l'image est magnifique
avec cette couleur rouille qui envahit tout, et cette impression de
pesanteur tout au long du film, excepté à la fin.
En sortant du cinéma, je me suis vraiment demandée ce
que j'en pensais. Le travail est remarquable à tous points
de vue : manière de filmer, musique, couleur, même les
acteurs très convaincants et une V.O. polonaise très
intéressante pour les sonorités (je ne comprends pas
un mot de polonais !) mais ça ne passe pas. Ce sentiment s'exprime
en moi par cette phrase "ça ne passe pas la rampe"...
c'est ce que l'on dit des mauvais comédiens ou des mauvais
danseurs. Il faut parler au public, le toucher sinon le public s'ennuie
et c'est ce qui se passe dans Avalon. C'est vraiment dommage qu'autant
de techniques et de talents réunis n'aboutissent qu'à
la perfection esthétique tout en nous laissant parfaitement
indifférents. Peut-être aussi que ce projet vieux de
dix ans, toujours remis à plus tard a souffert de cette attente
: ce qui aurait pu être un chef-duvre est devenu
obsolète aujourd'hui.