Un film français de Xavier Giannoli
Avec Ludivine Sagnier
Nicolas Duvauchelle
Bruno Todeschini
et Florence Loiret-Caille
Mars Distribution - 2005 - 1h40
Deux
acteurs-phares de la nouvelle génération pour
un film à l'esthétique intéressante, mais
au contenu et à l'interprétation forts décevants.
Elles ont tout compris nos stars hexagonales. Elles ont compris
qu’à défaut de tourner de grands films,
elles devaient aider à faire tourner fébrilement
les pages des magazines "pipol" que la ménagère
(sans distinction d’âge) s’arrache de plus
en plus massivement.
Qu’à cela ne tienne, ce sont donc les petits chouchous
des critiques qui s’y collent sans rechigner pour cette
rentrée des classes glamour 2005, j’ai nommé
Nicolas Duvauchelle et Ludivine Sagnier. On tourne un filme
ensemble, on couche ensemble et on le fait savoir à la
presse… toujours ça de pris en plan-média
pour la sortie du film !
Malheureusement, les belles histoires (de cul) ne font pas forcément
les bons films (de cinéma). N’est pas Bogart-Bacall
qui veut. Ces temps-ci, c’est même plutôt
Pitt-Jolie (pas joli ?)… et donc Duvauchelle-Sagnier.
Et on espère que leur histoire est belle, parce que leur
film, sans être déshonorant, est plutôt décevant.
Une aventure est d'abord l'histoire d'une fascination. Celle
de Julien (Nicolas Duvauchelle) pour Gabrielle (Ludivine Sagnier),
cette voisine au comportement étrange, victime de crises
de somnambulisme au cours desquelles elle met sa vie en danger.
Julien veut comprendre et aider Gabrielle dont la vie est par
ailleurs bien étrange…
Si l'entame du film de Xavier Giannoli (à qui l'on doit
Les corps impatients en 2003) est prometteuse, bien vite, le
propos se dilue avec une lenteur exaspérante que les
acteurs vedettes ne réussissent jamais à sublimer.
Au point d'en arriver à attendre les apparitions des
rôles secondaires, et notamment de Bruno Todeschini (merveilleux
d'ambiguïté malsaine) et de Florence Loiret-Caille
(bouleversante d'incompréhension digne) en compagnons
des protagonistes "principaux", pour ressentir un
peu de cette émotion que l'on était venu chercher.