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BLANCHE
 
Un film français de Bernie Bonvoisin
 Avec Lou Doillon
Jean Rochefort
et Gérard Depardieu
 
Europa - 2002 - 1h34
LA LIGNE EST FRANCHIE
Entre scénario désastreux et dialogues mal "audiarisés", Blanche ne vaut que par son affiche : une pléiade de stars pour un film raté.


Au cours d’un carnage organisé par le cardinal Mazarin (Jean Rochefort) accompagné de son homme de main chef des "Escadrons de la mort", le capitaine KKK (Antoine de Caunes), une petite fille, Blanche de Péronne (Lou Doillon) assiste au massacre de ses parents.

Quinze années plus tard, la jeune fille, devenue une hors-la-loi, veut assouvir sa soif de vengeance et en a l’occasion par l’attaque d’un convoi, destiné à Mazarin, dans lequel elle trouve une mystérieuse poudre rouge et une lettre. Or, seul Bonange (Roschdy Zem), espion à la solde du cardinal, peut décrypter la missive. Mazarin, fou de rage, met tout en œuvre pour récupérer sa lettre et la poudre.

Bernie Bonvoisin, ancien leader du groupe de rock Trust, scénariste et réalisateur depuis la fin des années 80, revient sur le devant de la scène avec un film de cape et d’épée dans la continuité de son œuvre. En effet, Blanche est un film décalé, entre des dialogues "audiarisés", de l’humour parfois exagéré et des performances d’acteurs irréalistes.

Des dialogues grotesques

Pourtant, tout cela ne permet pas toujours le succès en salle. En effet, le scénario s’éparpille entre l’intrigue, d’une banalité confondante, et l’histoire des personnages, pour certains vraiment trop délayée. Il est donc difficile de suivre le film sans se perdre de temps en temps, même si l’on s’émerveille devant l’interprétation de Jean Rochefort ou de José Garcia. Et si une diction digne de la Comédie Française utilisée pour de bons dialogues se révèle très agréable, lorsqu’on l’utilise pour un humour issu de la banlieue caricaturale, ça choque. L’humour décalé ne doit pas non plus se confondre avec la vulgarité, très présente dans Blanche, et qui affecte la plupart des personnages. Dès lors, le jeu des acteurs est souvent bien plus drôle que leurs dialogues trop souvent grotesques et ridicules.

Ce qui sauve Bonvoisin et son film du placard, ce sont les innombrables acteurs qu’il a engagé et cantonné quelquefois dans des rôles ponctuels : Gérard Depardieu en mousquetaire, Marc Lavoine en explorateur, José Garcia en Roi de France, Carole Bouquet en Reine. Chacun a su mettre le meilleur de lui-même pour donner de superbes interprétations... à un film sans intérêt !

À voir donc pour les acteurs, mais surtout pas pour le scénario, ni pour les cascades, ni pour l’intrigue, ni pour l’humour...


Dinesh Singh
© Jowebzine.com - Septembre 2002
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